«Depuis deux ans, le Centre Fame œuvre au développement de la formation continue de haut niveau en matière de technologie et pratiques bancaires spécialisées», lance Patrick Odier, associé de la banque privée genevoise Lombard Odier & Cie et président du Centre, lors de la réunion de presse organisée en marge de l'assemblée annuelle du Centre Fame, qui s'est tenue jeudi et vendredi dans la Cité de Calvin. Fondée en septembre 1996 par les milieux bancaires, financiers et académiques de Lausanne et Genève ainsi que de l'institut universitaire des Hautes Etudes internationales (HEI), l'institut lémanique a créé un pôle de compétences en matière d'enseignement dans le domaine de la gestion de patrimoine et d'ingénierie financière. Dirigé par Jean-Pierre Danthine, le Centre s'appuie sur une structure légère pour offrir divers modules d'enseignement.

Compétences locales

Le Centre Fame offre ainsi un programme spécifique pour les doctorants, un programme de certificats à l'intention des praticiens et académiciens de la finance. Depuis peu, le Centre a repris sous son aile les cours destinés aux dirigeants financiers par le Centre international d'études monétaires et bancaires (CIMB). Comme l'explique Patrick Odier, la stratégie de Fame a été de tirer un maximum d'avantages des compétences locales des praticiens et des académiciens. La valeur ajoutée du Centre a été d'être le moteur et le coordinateur dans la constitution de ce pôle lémanique, permettant d'attirer les plus grands talents internationaux afin d'améliorer l'expertise locale.

Vendredi matin, les professeurs de l'Université de Montréal René Garcia et Yoshua Bengio ont présenté un échantillon des méthodes utilisées et résultats obtenus par l'application des réseaux neuronaux dans le domaine de la gestion de portefeuille. Sous le vocable des «réseaux neuronaux», les chercheurs s'attachent à résoudre des problèmes traditionnels de gestion de portefeuille ou d'évaluation d'actifs à l'aide d'algorithmes d'apprentissage conçus en intelligence artificielle.

Une approche permettant de proposer des solutions numériques à des problèmes difficiles à résoudre analytiquement. Précisons qu'avec cette présentation, les deux professeurs inauguraient un nouveau partenariat entre Fame et l'Institut Cirano (Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations) de Montréal.

Prix décerné

Pour la première fois, le centre décernait un prix couronnant une recherche dans le domaine financier. Le 1999 Fame Research Prize a ainsi été attribué aux professeurs John Campbell et Luis Viceira de l'université Harvard pour leur article «Who should hold long-term bonds?». Présent à Genève, le professeur Luis Viceira a expliqué comment leur modèle permet de faire un choix en faveur des obligations de longue durée.

Selon les deux professeurs, un investisseur qui développe une aversion au risque devrait détenir dans son portefeuille des obligations de longue durée indexée. Luis Viceira constate toutefois que la demande pour de telles obligations ne peut être grande à la condition que ces papiers-valeurs soient indexés, ou du moins lorsque l'inflation est basse comme elle l'a été pendant la période de la politique monétaire dirigée par MM. Volcker et Greenspan depuis 1983.

«Depuis deux ans, le Centre Fame œuvre au développement de la formation continue de haut niveau en matière de technologie et pratiques bancaires spécialisées», lance Patrick Odier, associé de la banque privée genevoise Lombard Odier & Cie et président du Centre, lors de la réunion de presse organisée en marge de l'assemblée annuelle du Centre Fame, qui s'est tenue jeudi et vendredi dans la Cité de Calvin. Fondée en septembre 1996 par les milieux bancaires, financiers et académiques de Lausanne et Genève ainsi que de l'institut universitaire des Hautes Etudes internationales (HEI), l'institut lémanique a créé un pôle de compétences en matière d'enseignement dans le domaine de la gestion de patrimoine et d'ingénierie financière. Dirigé par Jean-Pierre Danthine, le Centre s'appuie sur une structure légère pour offrir divers modules d'enseignement.

Compétences locales

Le Centre Fame offre ainsi un programme spécifique pour les doctorants, un programme de certificats à l'intention des praticiens et académiciens de la finance. Depuis peu, le Centre a repris sous son aile les cours destinés aux dirigeants financiers par le Centre international d'études monétaires et bancaires (CIMB). Comme l'explique Patrick Odier, la stratégie de Fame a été de tirer un maximum d'avantages des compétences locales des praticiens et des académiciens. La valeur ajoutée du Centre a été d'être le moteur et le coordinateur dans la constitution de ce pôle lémanique, permettant d'attirer les plus grands talents internationaux afin d'améliorer l'expertise locale.

Vendredi matin, les professeurs de l'Université de Montréal René Garcia et Yoshua Bengio ont présenté un échantillon des méthodes utilisées et résultats obtenus par l'application des réseaux neuronaux dans le domaine de la gestion de portefeuille. Sous le vocable des «réseaux neuronaux», les chercheurs s'attachent à résoudre des problèmes traditionnels de gestion de portefeuille ou d'évaluation d'actifs à l'aide d'algorithmes d'apprentissage conçus en intelligence artificielle.

Une approche permettant de proposer des solutions numériques à des problèmes difficiles à résoudre analytiquement. Précisons qu'avec cette présentation, les deux professeurs inauguraient un nouveau partenariat entre Fame et l'Institut Cirano (Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations) de Montréal.

Prix décerné

Pour la première fois, le centre décernait un prix couronnant une recherche dans le domaine financier. Le 1999 Fame Research Prize a ainsi été attribué aux professeurs John Campbell et Luis Viceira de l'université Harvard pour leur article «Who should hold long-term bonds?». Présent à Genève, le professeur Luis Viceira a expliqué comment leur modèle permet de faire un choix en faveur des obligations de longue durée.

Selon les deux professeurs, un investisseur qui développe une aversion au risque devrait détenir dans son portefeuille des obligations de longue durée indexée. Luis Viceira constate toutefois que la demande pour de telles obligations ne peut être grande à la condition que ces papiers-valeurs soient indexés, ou du moins lorsque l'inflation est basse comme elle l'a été pendant la période de la politique monétaire dirigée par MM. Volcker et Greenspan depuis 1983.