L’intelligence artificielle (IA) pénètre rapidement tous les secteurs de l’économie. Augmentation de l’efficacité, accélération de la recherche, accroissement des marges… L’IA fait saliver toutes les entreprises, des PME aux multinationales. Un secteur mise en particulier sur cette technologie, qui requiert des moyens financiers importants et des bases de données colossales: la pharma. Lundi, Roche et Novartis ont présenté à Lausanne leurs avancées, dans le cadre de la conférence Applied Machine Learning Days (AMLD) de l’EPFL. Cette conférence, qui a débuté samedi et s’achève ce mercredi, est devenue la référence suisse en matière d’IA.

Les géants de la pharma se sont lancés dans une quête éperdue de données. Et les volumes disponibles semblent infinis. «Le corps humain est le plus grand générateur de données au monde. Nous pouvons les mesurer via des scanners, des radiographies, des prises de sang, des trackers d’activité. Ce domaine est extraordinairement vaste. Et les hôpitaux contiennent des masses de données en constante expansion», s’est réjoui Shahram Ebadollahi, responsable, chez Novartis, de l’IA et de la science des données. Selon le responsable, le «machine learning» – soit l’apprentissage automatique – offre des perspectives importantes: «Cette technologie permet de modéliser la propagation des maladies, mais aussi d’exploiter au mieux les tests cliniques et de créer des médicaments via de nouvelles molécules.»