Les premiers baby-boomers vont atteindre l'âge de 65 ans. Les questions liées aux retraites prennent donc une ampleur sans précédent dans les pays industrialisés. Le diagnostic est connu: baisse de la natalité et augmentation de l'espérance de vie font vaciller les bases d'un système social mis en place à une époque où une jeunesse nombreuse permettait de financer largement la retraite des aînés.

L'immigration ne permettra pas d'inverser cette tendance. En effet, la baisse de la natalité est un phénomène mondial. Alors que le seuil de renouvellement des générations est de 2,1 enfants par femme en âge de procréer, il se situe à 1,3 dans les dix nouveaux Etats membres de l'Union européenne, à 1,8 en Chine et à 2 en Tunisie et en Iran. Pour stabiliser le rapport démographique, l'Union européenne a calculé qu'il faudrait 700 millions d'immigrants pour une population initiale de 372 millions d'habitants: c'est totalement irréaliste!

Mais revenons à la Suisse. Longtemps présenté par la Banque mondiale comme le triomphe du bon sens, son système social est l'un de ceux où la situation des rentes est la plus sûre. Ou, plus justement, la moins incertaine… Cependant, vivre plus longtemps fait qu'il sera désormais plus fréquent de ne pas disposer de revenus suffisants jusqu'à son décès sans devoir dépendre de ses enfants.

L'inquiétude des futurs retraités est à juste titre grandissante. Cela vient autant de la complexité du système que d'un manque d'information. Pour tenter d'y remédier, l'Etat multiplie les interventions par le biais de lois et d'ordonnances, qui touchent notamment la prévoyance professionnelle. Avec une législation plus contraignante, la gestion des caisses de pension devient inutilement complexe et engendre des coûts toujours plus élevés. Des initiatives telles que le relèvement des allocations familiales sont à l'ordre du jour. Aujourd'hui, on est en droit de se demander si ces mesures sont faites pour rassurer les plus de 50 ans.

Pourtant, les possibilités existent pour chacun de s'organiser et tenter de conserver son autonomie financière le plus longtemps possible, même après la cessation de toute activité lucrative. S'il n'est jamais trop tard pour bien faire, il n'est finalement jamais trop tôt pour planifier sa retraite, qui est l'un des changements majeurs dans la vie d'une personne.

Loin des débats théoriques sur la réalité de la bancassurance en Suisse, le secteur financier helvétique est devenu global et la plupart des établissements bancaires se sont dotés d'équipes de spécialistes aptes à répondre à tous les aspects liés à la retraite: hypothèques, patrimoine, caisse de pension, investissement, placements, prévoyance, impôts, donation, succession, etc.

La banque est la seule structure financière qui accompagne ses clients tout au long de leur vie et qui s'adapte à la diversité de leurs situations individuelles, de 7 à 77 ans, au moins…

Les besoins financiers évoluent bien sûr au cours de l'existence, mais ils sont aussi fonction de notre activité professionnelle. La prise de conscience de la nécessité de faire un point détaillé de sa situation financière est plus élevée chez les entrepreneurs que chez les salariés, mais encore notoirement insuffisante. En Suisse, on dénombre ainsi plus de 55000PME qui seront concernées par une succession dans les cinq ans, suite au départ à la retraite de leur fondateur. En Romandie, 40% des entreprises ont déjà pris des mesures alors qu'elles sont près de 60% en Suisse alémanique. Une absence de planification de la transmission d'entreprise dans le cadre d'un bilan patrimonial de l'entrepreneur a des conséquences irréversibles sur la fortune et les revenus du futur retraité, mais aussi de ses anciens salariés.

Ce constat vaut également pour tous ceux qui vont prochainement prendre leur retraite. La préparer, ce n'est pas seulement faire des projets de vacances, lesquelles se termineront bien un jour. C'est la planifier minutieusement en évitant trois syndromes: celui du mollusque qui ne veut pas voir l'échéance se rapprocher; celui de l'idéaliste qui pense que les choses s'arrangeront d'elles-mêmes; et celui du fonceur qui va réaliser rapidement une planification «vite fait, mal fait» auprès de l'officine la plus proche, qui lui conseillera le plus souvent de prendre son capital de libre passage, ruinant en quelques minutes mal inspirées la prévoyance d'une vie.

Les banques proposent aujourd'hui une architecture ouverte. Derrière ce terme abscons se cache une réalité souvent ignorée: une banque peut, et doit, proposer à ses clients les produits présents sur le marché (les siens et ceux de la concurrence) et les mieux adaptés à leur situation personnelle, que ce soit en termes de placements, de prévoyance ou d'assurance. Quelle autre organisation peut offrir une telle diversité de choix dans tous les domaines de l'activité patrimoniale et garantir une présence et un conseil à long terme?

Planifier sa retraite, c'est aussi tenir compte des possibilités d'optimisation de la charge d'impôt et des aspects successoraux, sachant que l'impact fiscal change selon le canton ou le pays. Ceci n'est pas sans importance dans une Suisse qui recense 189 nationalités pour 194 possibles.

Parce que nous sommes tous différents, chacun de nous est unique. Une approche personnalisée et adaptative au fil des années est la seule garantie d'un choix judicieux à long terme et d'une retraite sereine. Les femmes sont particulièrement concernées: elles doivent bien la préparer car leurs pensions sont souvent moins élevées (temps partiel, période de non-emploi, rémunérations inférieures) alors que leur longévité est plus importante.

Dans le domaine de la préparation de la retraite comme en bien d'autres, il y a donc lieu d'espérer avec Aragon que la femme soit l'avenir de l'homme, en n'oubliant pas de préciser que le banquier détient les clés de leur avenir commun pour s'assurer de la réalisation des objectifs fixés.