Deux cents étudiants des cinq continents sont invités chaque année au Symposium de Saint-Gall. Parmi ceux rencontrés par Le Temps , Valérie Tan Tze Xin, étudiante de Singapour, travaille pour un syndicat cherchant à former les bas revenus. Elle déclare que le principal risque vient du manque de préparation des jeunes face aux événements de la vie. Très attachée au système méritocratique de son pays, elle veut aider «les 20% inférieurs», qui gagnent environ 1200 francs par mois.

Selon Kin Pong Chan, étudiant de Hongkong, qui voudrait à l’avenir soutenir les PME en Afrique, le plus grand risque se situe plutôt dans la difficulté à surmonter les barrières culturelles entre les régions de ce monde. Pour un troisième, Zhiheng Png, qui aimerait participer à l’innovation industrielle dans une région dynamique, Singapour, le principal risque est systémique et lié à l’interdépendance des économies.

Mesure de l’incertitude

Ces «Leaders of tomorrow», ainsi que ceux des quatre dernières éditions, ont participé à un sondage (876 interrogés). Pour eux, le risque est une mesure de l’incertitude plutôt qu’un événement à éviter. La finance est le moins prometteur des secteurs économiques – encore moins que l’agriculture – selon eux (même s’ils se voient y travailler). A l’inverse, ils misent sur les télécoms, l’énergie et la pharma. Dans leur évaluation des principales menaces pour la paix mondiale, l’origine de l’étudiant explique la réponse. Pour les jeunes des pays occidentaux, il s’agit de l’Iran, et pour les jeunes Asiatiques des Etats-Unis. L’urgence de réformes fondamentales est ressentie par une majorité des futurs leaders. Mais la globalisation est perçue très positivement. Pour 79% d’entre eux, c’est une opportunité pour eux, et pour 64% c’est une opportunité pour leur pays.