L’Italie au chevet de l’emploi européen

Matteo Renzi en a fait son cheval de bataille. Alors que François Hollande a plaidé mercredi au sommet européen sur l’emploi, à Milan, pour «un ajustement du rythme des politiques budgétaires par rapport à l’enjeu de la croissance», le numéro un italien a, lui, de nouveau vanté les mérites de son «job act». Objectif: simplifier les contrats de travail sur le modèle de la flexisécurité danoise, et généraliser les «contrats de collaboration à projet», version italienne des mini-jobs allemands.

Un autre levier évoqué à Milan est l’implication plus grande de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour accroître les fonds dédiés à la «garantie jeunesse». L’Allemagne, où le chômage des jeunes est de 8%, n’a pas dit non. La prochaine Commission européenne, qui a promis 300 milliards d’euros d’investissement sur cinq ans, devra faire des propositions d’ici au prochain sommet le 23 octobre à Bruxelles.