Le fournisseur d'accès Internet italien Tiscali, dont la Fondation de famille Sandoz basée à Pully en est le deuxième plus grand actionnaire avec 6,9% du capital, négocie sa vente avec un nombre restreint de candidats. Dans son communiqué publié lundi soir, la société ne donne pas de calendrier, ni l'identité des intéressés. Le processus de mise en vente avait été initié en mars dernier.

Au cours actuel, Tiscali vaut quelque 1,4 milliard d'euros, ce qui représente un peu plus de 97 millions d'euros pour la part détenue par la Fondation de famille Sandoz. Contacté par Le Temps, le porte-parole de cette dernière n'a pas voulu faire de commentaires sur la question.

La Fondation de famille Sandoz était arrivée dans le capital de la société internet italienne à l'automne 2000, après la fusion de cette dernière avec World Online. Cette entreprise hollandaise, dans laquelle la fondation helvétique avait investi 150 millions de dollars en 1998 et en était le premier actionnaire, avait été absorbée quelques mois seulement après son entrée en bourse. L'opération avait eu lieu au plus fort de la bulle des valeurs technologiques. Résultat, le titre s'était rapidement effondré, donnant lieu à un imbroglio juridico-financier.

Ces dernières années, la Fondation de famille Sandoz a peu à peu diminué la part détenue dans Tiscali, de 18,2% en 2000 à 6,9% aujourd'hui. Tiscali, qui avait des visées dans toute l'Europe, s'est quant à lui recentré sur les marchés italien et britannique, qu'il pourrait d'ailleurs revendre séparément. Son retrait de la Suisse remonte à 2004.

L'an dernier, Tiscali a dégagé un chiffre d'affaires de 911 millions d'euros, pour une perte nette de 65,3 millions. Selon la presse italienne, ils seraient six, à savoir les groupes britanniques Vodafone, BT et Virgin, le groupe Sky (filiale de News Corp), et les italiens Fastweb (propriété de Swisscom) et Wind.