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Axel A. Weber (à droite), président du conseil d'administration d'UBS, et Sergio P. Ermotti, directeur général d'UBS.
© Kostas Maros/UBS

Forum

L’objectif est de conduire UBS sur des voies plus tranquilles, plus durables

Vingt ans après, jour pour jour, le président du conseil d’administration et le directeur général d’UBS reviennent sur la fusion qui a créé le n° 1 bancaire suisse, sur les motivations de cette union et sur les leçons que leur établissement a tirées de la crise financière de 2008

Qui assume des responsabilités au sein d’une organisation doit toujours tenir compte du passé et, dans le même temps, garder le regard tourné vers l’avenir. UBS ne fait pas exception à la règle. Nous voulons et nous devons conjuguer l’esprit de ceux qui ont fondé notre banque il y a plus de cent cinquante ans, avec les chances que nous ouvre un monde dans lequel le numérique occupe une place de plus en plus importante.

Il y a vingt ans

Penchons-nous un instant sur l’histoire récente d’UBS, avant notre prise de fonctions. Deux dates se démarquent particulièrement. La première est le 8 décembre 1997. Ce jour-là, il y a exactement vingt ans, l’Union de banques suisses (UBS) et la Société de banque suisse (SBS) annoncent leur fusion.

A l’époque, les responsables de la fusion réagissent à l’accélération de la mondialisation et de la concurrence en Suisse et à l’international. Ils entendent donner naissance à «l’un des groupes financiers leaders au plan mondial». Leur union doit créer «le plus grand gestionnaire de fortune au monde». De plus, «avec sa position de no 1 en Suisse pour la clientèle privée et les entreprises», le nouveau groupe est doté «de prémisses optimales en vue d’une expansion internationale».

Le 8 décembre 1997, l’Union de banques suisses (UBS) et la Société de banque suisse (SBS) annoncent leur fusion

Au début, nombreux sont ceux qui émettent des doutes. Mais, rapidement, la fusion prouve sa justesse: la nouvelle banque se développe rapidement, renforce sa présence sur les marchés américain et asiatique, et ne tarde pas à réaliser d’importants bénéfices. La Suisse et ses habitants en profitent eux aussi: la banque devient l’un des premiers employeurs du pays, elle acquiert force produits et prestations auprès de partenaires d’affaire locaux. Au total, en vingt ans, la banque verse à la Confédération, aux cantons et aux communes près de 13 milliards de francs au seul titre de l’impôt sur le bénéfice, dont 3,5 milliards après la crise financière.

Sauver UBS

Ce qui nous amène à la deuxième date. Le 16 octobre 2008, le Conseil fédéral et la Banque nationale suisse annoncent devoir prendre une série de mesures pour sauver UBS. Déjà en situation périlleuse du fait du conflit fiscal avec les Etats-Unis, la banque s’est mise en danger de mort en investissant dans les titres immobiliers américains.

En 2008, déjà en situation périlleuse du fait du conflit fiscal avec les Etats-Unis, UBS s’est mise en danger de mort en investissant dans les titres immobiliers américains

Certes, elle n’est pas la seule à être au bord du gouffre. Tant s’en faut. Dans le millénaire qui vient de débuter, toute la culture de la finance est axée sur la croissance à tout prix. Le gouvernement américain veut la prospérité et des maisons pour tous. Dans la foulée, de nombreux acteurs du marché ne voient pas les risques ou choisissent de les ignorer.

La crise qui ébranle UBS impacte aussi la Suisse. Dans le rapport sur la transparence que la banque publie en 2010 à l’attention de ses actionnaires, elle fait son mea culpa: «Quand un groupe d’envergure mondiale trébuche, ce n’est pas seulement sa propre renommée qui en pâtit, mais aussi celle de son pays.» Un principe qui s’est aussi vérifié dans le cas d’UBS.

Un courage salué

Il faut, dans le monde entier, l’intervention énergique des gouvernements et des autorités de régulation pour empêcher un effondrement des marchés financiers. Les autorités suisses agissent, elles aussi, avec fermeté et clairvoyance, car le sauvetage d’UBS n’est pas sans risque. Mais, comme les avoirs qui pénalisent la banque ne sont, pour l’essentiel, pas «pourris», mais simplement pas du tout liquides, l’Etat et la Banque nationale peuvent, au final, se retirer de cette opération avec un bénéfice.

Aujourd’hui encore, la banque reste extrêmement reconnaissante envers les responsables de l’époque pour leur action courageuse et décidée. Grâce à leur intervention, ils ont fait en sorte que tout le potentiel d’un institut financier développé sur plus d’un siècle et demi et  toute l’expertise de ses collaborateurs ne soient pas purement et simplement perdus, mais puissent continuer à être exploités à l’avenir. C’est ainsi qu’UBS reste l’un des employeurs, l’un des partenaires économiques et l’un des contribuables parmi les plus importants de Suisse.

L’essentiel, après une crise, est cependant de savoir en tirer les leçons pour éviter de retomber dans les travers du passé. Après avoir touché le fond lors de son sauvetage en 2008, UBS doit d’abord mettre toute son énergie pour assurer son avenir et ne peut pas vraiment aborder ces questions fondamentales. Au cours des années suivantes, après un premier rétablissement, un nouveau revers démontre toutefois que de profonds changements sont nécessaires.

Sur une voie durable

La banque agit alors en conséquence: sa stratégie se réoriente vers une croissance durable et s’aligne sur les nouvelles réalités réglementaires. L’objectif: retrouver une croissance saine dans les domaines qui ont toujours fait la force de la banque.

C’est pourquoi on retrouve au cœur de cette nouvelle stratégie ce qui constitue notre ADN: des activités de banque universelle en Suisse et de gestion de fortune, dont la banque est le leader mondial. Pour leur part, dans des secteurs clés bien choisis, Investment Bank et Asset Management se montrent compétitives à l’échelle mondiale, font un usage efficient du capital mis à disposition et permettent de créer de la valeur ajoutée pour nos clients. En outre, dans toutes ses activités, la banque ne considère désormais plus seulement ce qu’elle fait, mais aussi comment elle le fait.

Chez UBS, voilà six ans maintenant que nous poursuivons cette stratégie, résolument et sans compromis. Car une telle transformation ne se réalise pas du jour au lendemain. Au contraire, elle exige du temps. L’objectif est de conduire la banque sur des voies plus tranquilles, plus durables. Ces choix semblent réussir et nous ont rapprochés plus fortement de nos racines profondes.

Investir dans l'avenir

Aujourd’hui, nous pratiquons à nouveau ce en quoi les banques suisses excellent depuis cent cinquante ans: une activité bancaire axée sur le long terme, mais innovante, focalisée sur nos clients qui, désormais, sont chez eux non seulement en Suisse, mais également dans le monde entier. Car cela aussi est nécessaire: chez UBS, la croissance future viendra en priorité des fortes positions de la banque en Asie (Chine comprise) et aux Etats-Unis.

La digitalisation et la thématique de la gestion durable ainsi qu’un accent constant sur la qualité façonneront de manière déterminante le développement des affaires. C’est pourquoi la banque investit massivement dans cet avenir.
UBS finance des projets innovants pour le secteur financier dans le nouvel univers numérique, en Suisse et ailleurs dans le monde.

La banque s’engage dans la transition numérique pour trois raisons: l’expérience clients doit devenir plus simple, plus positive et rester sûre. La banque veut ensuite proposer des produits plus variés. Enfin, elle entend être plus efficiente et plus performante dans le traitement des demandes. 

Le meilleur service possible

Aujourd’hui, comme il y a cent cinquante ans, agir de manière responsable, c’est aussi agir de manière durable. Non seulement c’est notre ambition, comme responsables d’UBS, mais c’est aussi une exigence de nos clients et de nos actionnaires. C’est ainsi, par exemple, qu’UBS fait partie des leaders du marché des investissements durables et développe fortement ces activités. C’est la bonne voie! Et nous ne sommes pas les seuls à le dire: pour la troisième fois consécutive, UBS a été distinguée par le Dow Jones Sustainability Index comme leader du secteur financier en matière de durabilité.

Malgré tous les défis, nous voyons un avenir passionnant pour UBS. Notre banque est en bonne position pour réussir. Mais le plus important, c’est d’offrir le meilleur service possible à nos clients, à nos collaborateurs et à nos actionnaires, en toute sécurité et de manière durable. C’est l’engagement d’UBS.

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