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Innovation

LockStyler, une jeune société romande qui veut simplifier le travail des coiffeurs

L’entreprise a démarré les ventes de son outil en Europe. L’appareil permet de réduire de plus de moitié le temps d’une coloration. La société clôture une deuxième levée de fonds

La jeune entreprise romande LockStylersouhaite simplifier le travail des coiffeurs

Innovation La société vaudoise a démarré les ventes de son outil en Europe

L’appareil permet de réduire de plus de moitié le temps d’une coloration. La start-up clôture une deuxième levée de fonds

Christian Rieder, ex-informaticien chez Audemars Piguet et Bobst, ne connaissait rien au monde de la beauté capillaire. «J’ai rencontré le coiffeur de ma belle-mère qui trouvait fastidieux d’effectuer des colorations. Ce travail est à la fois long, répétitif et sans vraie valeur ajoutée», explique le directeur et cofondateur de LockStyler à Montreux (VD). Il a dès lors imaginé un outil permettant de simplifier le travail des coiffeurs, tout en réduisant le temps d’une coloration. Avec quatre autres fondateurs, dont Louis-Philippe Fanton, ancien responsable informatique pour l’Asie chez Bobst, un prototype a été industrialisé.

L’outil ressemble à une brosse à cheveux. En lieu et place de poils, il possède trois cartouches lavables et réutilisables contenant les décolorants ou les colorants habituels. Trois teintes différentes peuvent être appliquées simultanément. «Il suffit de faire glisser l’appareil sur la zone sélectionnée. En un seul passage, trois sections de cheveux sont colorées alors qu’une méthode classique au pinceau ne permet pas de prendre en charge plus d’une mèche à la fois. L’opération se fait en 10 à 12 minutes alors qu’une application traditionnelle peut prendre jusqu’à une heure», affirme Louis-Philippe Fanton, cofondateur de l’entreprise, qui espère changer les habitudes des coiffeurs. «Nous répondons aussi aux attentes des femmes qui ont toujours moins de temps à disposition. Avec notre système, elles peuvent faire une coloration pendant la pause déjeuner. Et pour le coiffeur, c’est aussi une façon de se démarquer de la concurrence.»

Produit au Locle (NE), dans une usine de plasturgie, l’appareil, couvert par trois niveaux de brevets, est commercialisé depuis le mois de février. La start-up, fondée en avril 2014, réalise des ventes directes en Suisse, via son site internet, et passe par des distributeurs pour conquérir les marchés suédois, portugais, autrichien et italien. LockStyler a déjà vendu environ 500 appareils, dont 50 en Suisse. Son prix se situe entre 129 et 199 francs selon les modèles. «Nous ne vendons qu’aux coiffeurs professionnels», explique Christian Rieder.

Pascaline Drocchi chez Coiffure les Jardins à Lausanne en a acquis un. «L’appareil permet de gagner beaucoup de temps mais il faut savoir l’utiliser. Il simplifie les balayages, les colorations, les patinages mais ne s’applique pas à tous les types de cheveux et ne permet pas toujours de faire des mèches», précise la coiffeuse.

LockStyler compte désormais s’attaquer à la Grande-Bretagne, «un pays qui crée la tendance». Pour partir à la conquête de ce nouveau marché, la société vaudoise bénéficie du soutien de l’association Genilem mais également de la Commission pour la technologie et l’innovation (CTI) et de Switzerland Global Enterprise à Londres. Elle prévoit ­d’entrer aux Etats-Unis lorsque le marché européen aura été conquis.

Pour 2015, LockStyler vise un chiffre d’affaires de 500 000 francs et espère accroître ses ventes à 2,5 millions de francs en 2016. «Le marché est gigantesque. Il représente un total de 5,5 milliards de francs rien que pour la France, l’Allemagne et la Suisse», souligne Louis-Philippe Fanton qui espère grignoter une part du gâteau. «On compte plus de 11 000 salons de coiffure en Suisse et 60 000 en France. Il y a également des milliers d’indépendants.»

La jeune entreprise, qui a obtenu 415 000 francs lors d’un premier tour de financement, est sur le point de lever 1 million de francs supplémentaire. La société de capital-risque zurichoise Go Beyond y participe. «Nous espérons être rentables en 2017», prévoit Christian Rieder.

LockStyler vient d’embaucher une personne pour développer les marchés européens. En revanche, aucun autre engagement n’est prévu. La société a en effet fait le choix d’externaliser tous ses services, aussi bien la comptabilité, la production, le marketing, la recherche et le développement ainsi qu’une centrale d’appel.

«L’opération se fait en 10 à 12 minutes alors qu’une application traditionnelle peut prendre une heure»

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