Mardi, l'Office cantonal de conciliation des conflits sociaux, saisi avant-hier par la direction de Filtrona, s'est mis au travail. Contrairement à ce qui s'était passé en décembre, lors de la première saisie de l'office, «nous avons convoqué séparément les deux parties pour ce jeudi après-midi», explique Philippe-Edouard Journot, son président. Dylan Jones, patron du site de Crissier, sera reçu avant les représentants du personnel.

«Je pense que les deux parties souhaitent exposer ce qu'elles peuvent faire seules, sans que l'autre les entende. Cela devrait aussi m'aider à comprendre un peu mieux la situation», poursuit Philippe-Edouard Journot. Une nouvelle, et probablement «dernière», rencontre avec l'ensemble des parties est programmée le 25 janvier. D'ici là, il espère que le travail aura repris. «La grève rend toute négociation très difficile», estime-t-il, avant de conclure: «Si nous n'arrivons pas à un accord, nous risquons de constater un échec définitif.»