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L’individualisation de la société va soutenir la demande pour des micro-appartements, estime Credit Suisse.
© Urs Flueeler / Keystone

Immobilier 

Les logements miniatures font leur retour

Credit Suisse note une hausse des constructions de micro-appartements. Une formule rentable pour les propriétaires et les locataires, affirme la banque

La tendance est faible. Mais elle mériterait de s’accentuer. Selon Credit Suisse, qui a présenté mardi son étude immobilière 2017 à Lausanne, le segment des micro-appartements recèle un potentiel sous-exploité.

Les ménages composés d’une ou deux personnes, avec 67% du total, représentent aujourd’hui la forme d’habitat la plus répandue dans le pays. Pour comparaison, seuls 18% des logements comportent 1 ou 2 pièces. Et 44%, si l’on inclut les 3 pièces. Ce segment des petites surfaces a donc un vrai avenir, notamment dans les centres, là où les prix sont plus élevés qu’en périphérie ou en zone rurale, explique Brice Hoffer, économiste en charge de la recherche immobilière pour Credit Suisse.

Vivre seul mais en couple

La demande est alimentée par deux types de personnes, essentiellement. Les retraités, devenus veuf (ou veuve), qui restent souvent dans un logement trop grand pour eux mais qu’ils ont occupé leur vie durant. Pour eux, précise Sara l’économiste Carnazzi Weber, déménager n’est pas une décision facile. Pour des raisons affectives, mais aussi pour des raisons économiques, parce que «les appartements qu’ils occupent depuis longtemps ont souvent des loyers très avantageux».

Autre profil prometteur, les étudiants. Mais aussi les jeunes actifs. Dans la tranche d’âge 25 à 34 ans, 18% des hommes et 13% des femmes sont en couple mais ne vivent pas avec leur partenaire, chiffre Credit Suisse. Cette tendance aux micro-appartements correspond parfaitement à un nouveau style de vie minimaliste, argumente encore la banque. «Grâce aux développements technologiques économisant l’espace et à une offre croissante de services à domicile, les gens ont besoin de moins de surface et acceptent mieux les petits logements».

Des revenus locatifs plus élevés

La demande existe et les investisseurs devraient donc s’y intéresser de plus près. Ce d’autant plus que les revenus locatifs par m2 sont plus élevés que pour les surfaces plus grandes, affirme Credit Suisse, sans toutefois être en mesure de chiffrer cette différence.

La banque note en tout cas un regain d’intérêt pour ce type de constructions – 2500 petits appartements, entre 2011 et 2015. Mais l’activité est inférieure à celles des années 1960 ou 1970. En deux décennies, près de 50 000 de ces logements avaient été construits en Suisse.

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