Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Le clavier coûte 229 francs.
© DR

Test

Logitech dote son dernier clavier d’une molette. Gadget ou coup de génie?

Un nouveau clavier haut de gamme Craft proposé par la marque suisse innove en incluant une molette de navigation. Mais c’est plutôt par sa construction qu’il convainc

Ce qui frappe lorsqu’on sort le dernier clavier Logitech de son carton? Son poids, 960 grammes – à peine 300 grammes de moins qu’un MacBook Air –, et une finition impeccable. On est loin des modèles passés de la marque comme le K750 solaire de construction plastique, dont l’auteur de ces lignes a usé trois exemplaires en quatre ans tant il est fragile.

Ici, c’est une impression de solidité à toute épreuve qui se dégage de cette large masse en aluminium sombre. Le Craft est destiné à un usage bureautique. Ses touches sont très silencieuses et la frappe plutôt courte. On se rapproche de la sensation d’un clavier d’ordinateur portable. Amateurs de claviers mécaniques à «clic!» sonores, passez votre chemin!

Une finition de luxe

Plusieurs options s’offrent pour connecter le clavier: par Bluetooth ou via un petit adaptateur baptisé Unifying, que Logitech propose depuis des années. Le branchement se fait sans accroc et la prise en main est immédiate. Les touches s’illuminent automatiquement dès que l’on approche les mains.

La taille des touches et leur légère incurvation rendent la frappe très agréable. J’ai mesuré une vitesse de près de 12% plus rapide que sur mon ordinateur portable. Le clavier sans fil se recharge en USB-C et j’ai compté une dizaine de jours avant qu’un voyant ne vienne réclamer un peu d’électricité.

Une molette pour l’épate

Mais l’argument marketing ultime de ce modèle haut de gamme prend la forme d’une petite roue située en haut à gauche du clavier. Cette molette permet de régler la luminosité et le volume, de jongler entre les onglets de son navigateur internet ou de mettre la musique sur pause d’une petite pression sur la roue. Le toucher est très réussi et très précis.

Et avec des applications comme Photoshop (retouche photo) ou Premiere (montage vidéo), elle donne accès à des fonctions spécifiques: régler la taille d’un pinceau ou positionner à l’image près la tête de lecture sur une séquence vidéo. Mais s’agit-il d’un simple gadget pour faire fondre les technophiles? En deux semaines d’utilisation quotidienne, force est de constater que je n’ai pas pris l’habitude de l’utiliser. Peut-être simplement parce que mes applications «créatives» préférées ne sont pas encore reconnues par le clavier.

On peut certes paramétrer à la main le fonctionnement de la molette, mais sans suffisamment de souplesse pour en faire un compagnon de Final Cut ou d'iMovie, outils de montage vidéo d’Apple. Difficile donc de donner une réponse définitive: si la molette ne vous servira qu’à un usage bureautique, passez votre chemin! Si par contre vous êtes utilisateur averti d’un logiciel pour lequel le clavier Craft propose des réglages dédiés, cela peut être intéressant.

Un logiciel enfin mature

Reste un point essentiel sur lequel Logitech n’a pas toujours été irréprochable: la partie logicielle. Sur Mac, le vieillissant «Control center» fait place à «Logitech options» qui permet de gérer son clavier. Malheur à qui possède plusieurs appareils de la marque: je dois jongler entre trois outils pour gérer ma souris, ma télécommande et ce clavier.

A visionner: La télécommande Spotlight de Logitech est convaincante

Mais le nouveau «Logitech options» marque une avancée majeure et fonctionne à merveille pour paramétrer les touches spéciales, vérifier l’état de la batterie ou personnaliser la molette.

Une ergonomie limitée

Pour près de 230 francs et un positionnement haut de gamme, on attendait de Logitech une ergonomie irréprochable. Si sa construction est de belle facture, ce clavier ne propose ni les petits ergots qui permettent de régler l’inclinaison que l’on trouve sur d’autres modèles, ni un repose-poignet comme sur un ordinateur portable.


Logitech Craft pour PC et Mac, 229 francs

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)