Un marché en hausse, mais une action en baisse de 1,56% avec un cours de clôture de 8,81 francs. Les investisseurs n’ont pas goûté les résultats de Logitech présentés jeudi. Pour le premier trimestre de son année fiscale 2012-2013, le fabricant de périphériques informatiques a affiché une perte de 52,2 millions de dollars, davantage qu’il y a un an (29,6 millions). Le chiffre d’affaires a, lui, reculé de 2%, à 468,6 millions de dollars. Les explications de Guerrino De Luca, directeur de Logitech.

Le Temps: Les analystes s’attendaient à une perte de 20 millions inférieure, comment expliquez-vous cette différence?

Guerrino De Luca: Il y a eu les frais de restructuration, bien sûr, mais aussi des baisses de prix plus importantes pour certains produits pour accélérer leurs ventes avant de les retirer de nos catalogues. Nous avons aussi dû régler un différend sur une plainte aux Etats-Unis et payer une pénalité pour quitter plus rapidement des locaux, aussi aux Etats-Unis, pour emménager dans un bâtiment avec un loyer 40% moins cher au mètre carré. Ces mesures vont nous aider sur le long terme.

– Logitech affirmait pourtant en 2011 être sûr de son bon droit face à plusieurs plaintes…

– Certes, mais c’est ainsi aux Etats-Unis, cela nous a coûté moins cher que des frais d’avocat. Mais je ne peux vous donner de montant ni de détails sur cette plainte.

– Comment jugez-vous le moral des consommateurs?

– Moins pire aux Etats-Unis qu’en Europe… Le consommateur d’Europe du Sud est paralysé, celui du nord continue d’acheter mais a des craintes. Logitech s’en sortira grâce aux marchés de niche et aux nouveaux produits.

– Vous avez lancé quatre claviers pour iPad, n’êtes-vous pas trop centrés sur Apple?

– Nous suivons les envies de nos clients et de toute façon, dans toutes nos gammes, nous réduirons le nombre de produits pour ne garder que les plus forts, aussi dans le domaine de la musique.

– Un mot sur le cours de l’action?

– Une partie des investisseurs croit à notre redressement au second semestre, une autre moins. Nous sommes loin d’avoir gagné la partie, mais nos nouveaux produits nous permettront de faire mieux, bientôt.