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Les apports nets de fonds se sont élevés à plus de 16 milliards de francs en 2017 chez Lombard Odier, tandis que l’effet des marchés a contribué à plus de 24 milliards à l’augmentation de la masse sous gestion, explique au «Temps» Patrick Odier,…
© Nicolas Righetti | Lundi13

Banque

Lombard Odier augmente ses avoirs de 41 milliards

Avec 274 milliards de francs sous gestion, la banque genevoise a enregistré un bénéfice net de 146 millions de francs l’an dernier

Double progression de 17% pour Lombard Odier l’an dernier. Le bénéfice net et la masse sous gestion de la banque privée genevoise ont tous deux augmenté de 17% en 2017, pour atteindre 146 millions et 274 milliards de francs respectivement. Les apports nets de fonds (net new money) se sont élevés à plus de 16 milliards de francs, tandis que l’effet des marchés a contribué à plus de 24 milliards à l’augmentation de la masse sous gestion, explique au Temps Patrick Odier, associé senior.

Dans le détail, les avoirs confiés à Lombard Odier sont passés l’an dernier de 119 à 137 milliards dans la gestion privée, de 45 à 48 milliards dans la gestion institutionnelle et de 69 à 88 milliards dans les services technologiques et bancaires. Le groupe genevois offre sa plateforme technologique à d’autres établissements, dont la banque luxembourgeoise KBL, qui a totalement migré sur la plateforme Lombard Odier en juillet dernier. Des discussions seraient par ailleurs en cours avec la banque genevoise Syz.

Collaborations en Asie

Sur le plan géographique, Lombard Odier vise une croissance équilibrée de sa clientèle privée entre trois zones: la Suisse, l’Europe et les marchés émergents. Les trois zones ont été en croissance l’an dernier, affirme Lombard Odier, qui ne divulgue pas la taille relative de ces trois ensembles.

Sur le marché asiatique, le groupe genevois applique deux approches. D’une part, «privilégier des mandats de gestion discrétionnaires, ce qui n’est pas la norme en Asie, où le transactionnel, voire le conseil, est souvent préféré par les clients», décrit Patrick Odier, et d’autre part, conclure des partenariats avec des banques locales souhaitant développer une offre de gestion privée.

«Nous offrons le conseil, la gestion et la formation de leurs banquiers; nos partenaires s’occupent du service à la clientèle», poursuit l’ancien président de l’Association suisse des banquiers. Des partenariats de ce type sont en place en Thaïlande (depuis décembre 2014 avec Kasikornbank, le 4e établissement du pays), aux Philippines depuis l’an dernier, en Corée depuis 2013, en Australie et d’autres dossiers sont en négociations.

«Cost-income» ratio de 82%

Lombard Odier affiche un ratio charges/revenu de 82%, en amélioration par rapport aux 84% de 2016. Un niveau qui s’explique par la politique d’investissement dans les technologies et le recrutement de collaborateurs, explique la banque. Son effectif global a progressé d’une centaine d’unités l’an dernier, à 2400 personnes.

Le ratio de capital CET1 a reculé à 26,5% l’an dernier, contre 29,3% en 2016 et 25,7% en 2015. Un phénomène normal en phase de croissance des affaires, explique encore Patrick Odier: «Avec la croissance de nos volumes d’affaires et de nos affaires de crédit, il est normal et automatique que nos actifs pondérés au risque augmentent, ce qui fait mécaniquement baisser le ratio CET1.» Ce dernier mesure le rapport entre les fonds propres les plus solides d’une banque et le total de ses actifs pondérés par le risque qui les caractérise. La banque affiche un ratio de couverture de liquidité de 187%.

A noter enfin que depuis le 1er janvier, l’ancien président de la Banque Cantonale Vaudoise Olivier Steimer a rejoint le conseil d’administration de la banque, qui opère en tant que société anonyme depuis 2014.

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