C’est une première suisse dans un domaine en fort développement, la finance durable, qui gère 1163 milliards de francs d’actifs en Suisse. Le groupe Lombard Odier se lie à l’Université d’Oxford «afin de stimuler la recherche et l’enseignement en matière de finance durable, encourager la transition climatique et renforcer ses propres capacités d’investissement», affirme dans un entretien, mardi, Hubert Keller, associé gérant du groupe genevois. Ainsi, la finance durable se veut un enjeu majeur de la recherche universitaire.

Concrètement, les deux partenaires créent par exemple un poste universitaire dédié à la finance durable au sein d’une université internationale. Ben Caldecott, qui en sera le premier titulaire, n’est pas seulement fondateur et directeur du programme de finance soutenable de l’Université d’Oxford mais aussi conseiller en stratégie financière pour la COP26 auprès du Bureau du Cabinet britannique. Son titre sera «professeur associé de Lombard Odier et chercheur senior en finance durable à l’Université d’Oxford». Cette dernière a créé une communauté universitaire qui regroupe un réseau appelé Graspi, comprenant 27 universités de recherche dans le domaine de la finance durable, dont aussi bien l’Université de Californie (Berkeley) que celles de Zurich, Yale, Stockholm, Francfort ou Tsinghua.