Gestion de fortune? Gestion institutionnelle? Pas seulement. Lombard Odier grandit sur le marché des services informatiques bancaires. L’associé Frédéric Rochat explique que son établissement a investi dans sa propre «plateforme technologique, G2 et bientôt G3 pour le mobile, développée en interne, ce qui nous permet aussi de gérer les avoirs efficacement, et en parfaite transparence fiscale. Nous pouvons émettre un reporting fiscal que nos clients peuvent utiliser directement pour leur déclaration de revenu et de patrimoine dans toutes les principales juridictions européennes.» Et Thierry Lombard de compléter: «15% de nos coûts sont absorbés dans cette plateforme, unique dans tout le Groupe, quel que soit le lieu où nous opérons.»

La banque privée y voit un service qui va devenir «un véritable avantage concurrentiel», selon Frédéric Rochat. Pour conquérir de nouveaux clients privés et institutionnels. Mais aussi convaincre d’autres banques d’utiliser ce système informatique. «Nous avons ouvert cette plateforme à des tiers, indique Thierry Lombard. Six institutions, dont trois banques suisses et un groupe bancaire belge, l’utilisent pour leur informatique et back-office, soit au total plus de 35 milliards de francs d’actifs externes servis via cette plateforme.»

Lombard Odier n’est pas la seule banque active sur ce créneau. «En Suisse, nous sommes un important acteur, au même titre que B-Source et Crédit Agricole», plaide Thierry Lombard.