Un retour au calme après la tempête. Submergé de requêtes l’automne dernier suite à la faillite de Lehman Brothers, l’Ombudsman des banques suisses, l’instance de médiation entre les établissements helvétiques et leurs clients, a vu le nombre de demandes diminuer progressivement durant le premier semestre 2009. Au plus fort de la crise financière, les sollicitations ont été jusqu’à 5 fois plus nombreuses qu’en temps normal. Désormais, elles sont encore deux fois et demi plus élevées que la moyenne de long terme, a précisé, mardi à Zurich, Hanspeter Häni, l’ombudsman.

Liberté contractuelle Si la plupart des requêtes se rapportaient l’automne dernier et en début d’année aux certificats émis par Lehman, aux comptes de la banque islandaise Kaupthing ou aux produits dits à «rendement absolu », de nouveaux problèmes sont apparus plus récemment. Depuis quelques mois, les banques suisses sont ainsi toujours plus nombreuses à résilier les comptes de clients américains ou de citoyens helvétiques résidant aux États-Unis ou à refuser toute relation commerciale avec ceux-ci. « Nous avons reçu une douzaine de requêtes de clients liées à cette problématique », indique Hanspeter Häni. Pour autant, les possibilités d’action de l’instance de médiation dans ce domaine sont très restreintes. « Notre rôle est de vérifier que les clients concernés ont eu suffisamment de temps à disposition pour pouvoir s’adapter à la nouvelle situation », souligne l’ombudsman. En revanche, il ne revient pas à l’instance de médiation de se prononcer sur les pratiques commerciales décidées par les banques. Les établissements helvétiques bénéficient d’une une entière liberté contractuelle, rappelle-t-il.