La Chine poursuit sa politique d'ouverture. Elle joue un rôle actif dans le système commercial multilatéral tout en cherchant à conclure des accords bilatéraux ou régionaux de libre-échange. Sur un autre registre, son rythme de croissance a exacerbé les problèmes environnementaux et creusé les inégalités de revenus entre la ville et la campagne.

Tels sont les premiers constats relevés mercredi par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) lors du deuxième examen des politiques commerciales de la Chine. Pékin doit se soumettre, comme les autres membres, à cet exercice tous les deux ans. Le rapport a été discuté mercredi à Genève

Selon le rapport, certains aspects de sa politique restent opaques. La Chine a néanmoins pris des mesures pour les rendre plus transparentes, selon l'OMC. Cette dernière fait remarquer que, depuis l'examen précédent, le pays a adopté de nouvelles lois, notamment sur la propriété, les impôts, les bénéfices des entreprises, les faillites et les monopoles. La Chine a aussi instauré des règles égales pour tous les investisseurs étrangers ou nationaux. Depuis 2006, sa pratique commerciale a toutefois fait l'objet de neuf plaintes à l'OMC.

La lecture américaine de la politique chinoise est plus dure. L'ambassadeur Peter Allgeier a reproché les interventions d'Etats et les subventions publiques en vue de protéger des industries nationales. Il a aussi demandé que la Chine renforce sa loi pour protéger la propriété intellectuelle. Enfin, il a souhaité que le géant asiatique joue un rôle plus actif dans les négociations du Cycle de Doha.