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Les délégations des pays membres, mercredi, lors de leur première Conférence ministérielle à se tenir en Afrique subsaharienne.
© Sayyid Azim

Commerce

L'OMC scelle à Nairobi un accord à 1300 milliards de dollars par an

L'élargissement de l'accord sur les technologies de l'information a été conclu ce mercredi. De 1600 milliards annuels, déjà libéralisés dans sa version initiale, le nouveau texte ajoute une liste de produits dont la réduction tarifaire représente 1300 milliards d'échanges supplémentaires par année

Première victoire de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au Kenya, lors de sa 10e Conférence ministérielle. Après la levée des dernières réserves chinoises, ses pays membres, dont la Suisse, se sont offert une bouffée d’air en concluant ce mercredi l’élargissement de l’accord sur les technologies de l’information (ATI). Combiné au premier texte du genre (82 membres, soit 97% des échanges de marchandises concernées), signé en 1996 et dont la valeur commerciale est estimée à 1600 milliards de dollars, le texte enrichi ajoute aux échanges internationaux un volume d’importations et d’exportations supplémentaires de 1300 milliards de dollars par an.

En vidéo: La Ministérielle de Nairobi vue par les ONG suisses

Produits du quotidien

Les chiffres donnent à présent le vertige: 2900 milliards de dollars cumulés par an. L’ATI est la plus importante initiative de réduction tarifaire plurilatérale (non universelle, mais entre acteurs prépondérants et accessibles à tous) jamais signée ces 18 dernières années. Elle couvre à présent, à travers une liste supplémentaire de 201 produits, un peu moins de 10% du commerce mondial actuel. «C’est plus que le secteur automobile, précise Roberto Azevêdo, directeur général de l’OMC. Et davantage que les industries du textile et de la sidérurgie réunies.»

L’ATI prévoit, de manière échelonnée entre l’été 2016 et janvier 2024, de ramener à zéro les droits de douane pour une grande variété de produits: logiciels, ordinateurs, semi-conducteurs, lentilles, équipements GPS et médicaux – tels les IRM –, écrans tactiles, satellites, etc. «Il y a 20 ans, certaines de ces marchandises n’existaient pas, rappelle Roberto Azevêdo. Alors qu’aujourd’hui, la plupart d’entre-elles font partie de notre quotidien.» Les technologies de l’information restent l’un des champs commerciaux les plus dynamiques au monde. La valeur de ce secteur a triplé entre 1996 et 2013. D’où le besoin d’élargir la portée du premier accord en la matière. Sachant qu’auparavant, les cartes vidéo, par exemple, étaient frappées de taxes importation très élevés (plus de 30%, contre 9% en moyenne pour d’autres catégories de marchandise).

Coup de pouce aux medtechs suisses

«Le résultat historique de ce mercredi va générer de nouveaux emplois en offrant un accès accru aux technologies de pointe, une ouverture à l’exportation des meilleures idées dans le monde et permettra aux start-up les plus innovantes de se lancer sur le marché international», souligne Cécilia Malmström, commissaire européenne au commerce.

En Suisse, précise la délégation helvétique à l’OMC, c’est le secteur en forte croissance des medtechs qui va être celui à plus particulièrement en profiter. A hauteur de 3 milliards de francs, en particuliers concernant les débouchées aux Etats-Unis, tout comme d'autres pays avec lesquels Berne n'a pas de traité bilatéral.

«Nous espérons que cette percée de déréglementation audacieuse va porter chance au reste du processus de Nairobi», concluent les ministres parties à l’accord.

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