Toujours aucun progrès. Voilà plusieurs mois que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) se démène pour préparer – dans la perspective de réussir – sa première conférence ministérielle en Afrique, à Nairobi du 15 au 18 décembre prochain. «Deux camps s’affrontent, a indiqué jeudi Roberto Azevedo, directeur général de l’institution basée à Genève. Le premier est partisan de maintenir l’agenda de Doha [ndlr: cycle de négociation lancé en 2001 et aux soins intensifs depuis]. Le second plaide pour réformer complètement notre approche.»

Peut-on quand même espérer une avancée tangible à Nairobi? Concernant certaines revendications des pays les moins avancés (traitements préférentiels, règles d’origine, etc.), peut-être. Mais moins sur des questions de concurrence aux exportations agricole (qui concerne très directement la Suisse, à travers sa loi chocolatière), de sécurité alimentaire, ou encore les services, actuel théâtre d’une foire d’empoigne opposant l’Inde à l’Afrique du Sud. «Les pays restent divisés sur quasiment tous les sujets, sans que cela découle d’une division Nord-Sud», relève le Brésilien, pour qui cette 10e réunion au sommet sera le dernier de son premier mandat. «Nous devrons nous battre sérieusement» pour obtenir le plus possible de ce rendez-vous africain et réfléchir à «un plan pour l’après-Nairobi», ajoute-t-il.