Londres ne veut pas se mêler à l’affaire HSBC

SwissLeaks George Osborne se défend

Le chancelier de l’Echiquier George Osborne a défendu vendredi l’action du gouvernement britannique dans l’affaire HSBC. Il a souligné qu’il ne lui appartenait pas de lancer des poursuites judiciaires contre les fraudeurs. «Il y a des allégations très graves, des allégations concernant l’évasion fiscale, qui est illégale», a reconnu le ministre des Finances lors d’un discours à Londres. Mais «je ne pense pas qu’il serait convenable pour le chancelier de l’Echiquier de diriger les poursuites judiciaires contre les individus ou les entreprises», a-t-il ajouté.

Au Royaume-Uni, le service des impôts et des douanes (HMRC) avait reçu dès 2010 des données de la part des autorités françaises sur des Britanniques ayant fraudé grâce à la banque HSBC. Mais le fisc s’est dans l’ensemble contenté de récupérer l’argent qui avait échappé à sa vigilance et n’avait lancé de poursuites judiciaires que dans un seul dossier.

L’absence d’interférence politique dans la justice «est l’un des fondements de la liberté dans ce pays depuis des années», s’est défendu George Osborne. «J’ai dit quand j’ai pris mes fonctions que je voulais plus de poursuites. Nous avons affecté des ressources au HMRC en conséquence et les poursuites ont été multipliées par cinq au cours de cette législature», a-t-il assuré.

Londres sous pression

Le gouvernement du premier ministre conservateur David Cameron est sous pression pour expliquer pourquoi il n’y a pas eu plus de poursuites dans cette affaire et pourquoi il a recruté comme ministre du Commerce (2011-2013) Stephen Green, ancien patron de HSBC au moment où la banque aidait des clients à échapper à l’impôt.