Les bénéfices ont carrément dégringolé, en partie à cause des frais impliqués par la restructuration du groupe, mais pas seulement, comme le montrent les chiffres publiés par Lonza jeudi. Le résultat net a chuté de 62,1% à 159 millions de francs. Même sans les charges extraordinaires, il est en recul d’un tiers à 279 millions.

Charges pour fermetures

Le groupe avait annoncé fermer prochainement trois usines aux Etats-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne, pour en concentrer les activités en Asie. Les charges, inscrites entièrement dans les comptes de l’année passée, s’élèvent à 141 millions de francs.

Au final, le groupe, qui possède un important site à Viège (VS), s’en tire mieux que prévu puisque son bénéfice opérationnel hors charges de restructuration atteignent le haut de la fourchette qu’il avait annoncée à titre indicatif. Il maintient pour les actionnaires un dividende inchangé à 1,75 franc par titre.

Lonza ajoute vouloir introduire à son tour le vote consultatif de l’assemblée générale sur les rémunérations des dirigeants. Au chapitre de l’organisation, le groupe annonce aussi le départ d’un administrateur, Frits van Dijk, moins d’un an après son arrivée. Il ne sera pas remplacé et la société en profite pour faire passer le nombre de membres du conseil de sept à six.

Bon début 2010

Au niveau des perspectives, Lonza estime que le premier trimestre 2010 est très encourageant: les ventes ont bien évolué dans tous les secteurs. Le patron Stefan Borgas ne s’attend toutefois pas à ce qu’une telle dynamique se maintienne sur tout l’exercice, a-t-il déclaré en conférence de presse téléphonique.

Le bénéfice net annuel devrait se situer à peu près au niveau de celui de 2009. Vu la mauvaise visibilité de la marche des affaires, le directeur général renonce, pour l’instant, à parler explicitement d’un taux de croissance.

Après l’échec du rachat du canadien Patheon, Lonza reste à l’affût. Il continue d’examiner des cibles potentielles dans le domaine de la formulation de médicaments, mais aussi ailleurs. Il envisage de petites transactions, jusqu’à 100 millions de francs maximum.

Les résultats ont dépassé les attentes des analystes, excepté pour le chiffre d’affaires. A la Bourse suisse, l’action a ouvert en hausse d’environ 1% comme l’indice SMI. Mais ensuite, le cours est retombé dans une évolution atone alors que le marché restait positif.