L'offre publique d'achat (OPA) du groupe japonais Sumida sur le fabricant de composants automobile fribourgeois Saia-Burgess a débuté lundi. Le prix proposé pour chaque titre s'élève à 950 francs, ce qui valorise Saia-Burgess à 580 millions de francs. Pour l'instant, ce lancement ne constitue pas un succès. Facteur explicatif: lundi, le titre est resté presque inchangé à 972 francs, soit 22 francs de plus que l'offre de Sumida. Les volumes traités en Bourse ont par conséquent été faibles (voir graphique).

Les premiers signent indiquent que les actionnaires de Saia-Burgess ne répondent pas favorablement à l'offre du groupe nippon et attendent le 11 août, date à laquelle Saia-Burgess présentera sa position officielle. Entre un rachat d'actions et l'arrivée d'un chevalier blanc, toutes les options restent ouvertes. En attendant cette date, Sumida campe stratégiquement sur ses positions. «Shigeyuki Yawata (ndlr: patron de Sumida) ne voit aucune raison de réhausser le prix de l'offre, car elle est attractive», relève Pedro Mor, porte-parole de Sumida.

De son côté, Saia-Burgess refuse toujours de devenir la proie de Sumida. Dans un récente campagne publicitaire, le fabricant de moteurs pas à pas a tenté de séduire ses actionnaires avec des arguments patriotiques. Difficile de savoir si cette stratégie les influencera. Mais une chose est sûre: que ce soit avec Sumida ou un autre repreneur, Saia-Burgess risque de perdre son indépendance.