L’autorité de la concurrence italienne a annoncé mercredi avoir condamné de grands groupes de cosmétiques à des sanctions financières d’un montant total de plus de 81 millions d’euros. Les groupes incriminés, dont L’Oréal, Unilever et Procter & Gamble, sont épinglés pour s’être entendus sur les prix.

L’autorité a indiqué dans un communiqué avoir condamné quinze entreprises ainsi que l’association italienne de l’Industrie de Marque Centromarca, car elles se «coordonnaient sur les augmentations de prix transmises à la grande distribution».

Ce «cartel» a duré «au moins de 2000 à 2007» et a permis à ces entreprises de faire passer des augmentations de prix «supérieures à l’inflation et totalement détachées des augmentations des coûts de production», accuse l’autorité.

Selon les produits concernés, ces entreprises détenaient ensemble entre 58% et 92% des parts de marché. Cette entente a été découverte grâce à une «auto-dénonciation» de l’allemand Henkel, qui n’a par conséquent pas été condamné, poursuit l’autorité. Réduction de sanction

La filiale italienne du géant français L’Oréal a écopé d’une amende de 26,9 millions, l’anglo-néerlandais Unilever de 18,7 millions, l’américain Procter & Gamble de 6,2 millions et son compatriote Colgate-Palmolive de 2,4 millions.

Colgate-Palmolive et Procter&Gamble ont bénéficié d’une réduction de leur sanction de 50% et de 40% pour avoir collaboré avec l’autorité. Parmi les autres groupes sanctionnés figurent notamment Sara Lee, Beiersdorf et Johnson & Johnson.