Pour évoquer l'Orient Express à Neuchâtel, l'anglais est de mise. Que les puristes nous excusent. Atmosphère cosy, musique easy listening et concept lounge. Ouvert il y a à peine une année, le seul bar du genre à Neuchâtel cartonne et a déjà atteint le seuil de rentabilité grâce notamment à une gestion très stricte des coûts.

Basé dans la gare de Neuchâtel, l'établissement a su s'engouffrer dans une niche laissée vide dans le chef-lieu, en visant une clientèle âgée de 30 ans ou plus et qui recherche une atmosphère feutrée, branchée et chic. «Nous avons analysé le marché avant de lancer notre concept. Le contraire eût été suicidaire», relate Lionel Reith, copropriétaire de l'endroit avec Alain Cannelas. Les deux compères touchent à tout, du service à la comptabilité et passant par les incontournables relations publiques. Histoire d'avoir une vision d'ensemble et de rectifier le tir au besoin. L'Orient Express, ouvert sept jours sur sept, propose des cocktails, une carte de vins qui change chaque saison et de petits accompagnements, comme les tapas ou même des huîtres. Sur demande, un menu complet est également disponible, et la salle - très agréable dans des tons rouge vif -, peut être réservée en partie ou dans son intégralité.

Les soirées du week-end sont cruciales, puisqu'elles génèrent des recettes deux fois supérieures à celles de la semaine. Il faut donc leur apporter un soin particulier, mais sans négliger les autres jours. Au niveau des chiffres, on n'en saura toutefois pas plus.

Malgré ce succès, Lionel Reith sait que tout n'est pas encore acquis, même si souvent la première année d'existence s'avère cruciale dans la profession. «Nous devons maintenant fidéliser la clientèle et gagner de nouveaux consommateurs. Nous prévoyons de lancer des soirées à thème et d'organiser des expositions. Il est également envisageable que l'Orient Express ouvre le matin.»