En cette saison ensoleillée, l’envie de balades et de voyages se décuple. Problème: de beaux endroits comme Megève, par exemple, ne sont pas desservis par les transports en commun. Trois solutions s’offrent alors aux vacanciers: payer une fortune en taxi ou avec Mobility, ou bien se mettre au covoiturage. Dernier recours: tenter une recherche sur Google. Le site d’autopartage zurichois Sharoo.com est proposé en pole position. Concept attrayant, il permet de louer une/sa voiture pour un prix dérisoire, sans même rencontrer le propriétaire/le client. Ce, grâce à la «sharoobox».

Ce boîtier similaire à un GPS ouvre et ferme le véhicule via Bluetooth. Autre bon point, décisif pour certains, l’assurance est prise en charge avec casco complète par La Mobilière. Les convaincus n’ont qu’à télécharger l’application sur leur smartphone et suivre la démarche. L’inscription se fait en quatre étapes: entrer des informations basiques, taper un code de sécurité reçu par SMS, prendre en photo son permis de conduire (suisse uniquement). Et enfin, enregistrer sa carte bancaire pour le paiement.

Tout en allemand

Travail plutôt fastidieux, mais néanmoins rapide, malgré un gros point négatif: tout est en allemand.
Le lendemain, le client reçoit le courriel confirmant son inscription, et c’est alors le moment de rechercher des véhicules dans toute la Suisse romande. Surprise: sur les 423 disponibles, seulement 10 se situent dans les kilomètres environnants et tous datent de l’an 2000 sauf un, de marque Audi A4. Les prix fluctuant entre 4 et 12 francs de l’heure.

Il suffit de cliquer pour envoyer une demande de réservation à trois propriétaires dont on ne connaît rien, sauf le nom. Si l’un ou l’autre se réserve le droit de refuser la demande, lorsque celle-ci est acceptée, le prix à l’heure est automatiquement prélevé. Les 50 premiers kilomètres étant offerts, les suivants sont échangés contre une somme raisonnable.

La «sharoobox» vibre…

Au rendez-vous fixé, la location attend le client à l’adresse indiquée par e-mail. Reste à empoigner son téléphone et ouvrir l’application mobile. Bonne première impression: la démarche est facile. Le loueur n’a qu’à activer Bluetooth et à déverrouiller la portière. Les clés se trouvant à l’endroit indiqué, il n’y a plus qu’à démarrer et à entamer l’escapade. Mais c’est avec agacement que l’hôte se rend vite compte en roulant que la «sharoobox» émet des vibrations désagréables.

Pour sa part, la propriétaire du véhicule dit être restée sur sa fin concernant ce système. Selon elle, le contact avec Sharoo est impossible sans parler allemand, l’installation du boîtier sur Genève prend un après-midi entier, à cause des disponibilités limitées du seul mécanicien agréé sur le canton. Concernant le lieu de dépôt du véhicule, les personnes disposant d’un macaron doivent se débrouiller pour retrouver leur voiture, les locataires la parquant là où ils le peuvent.

Le problème de l’essence

Pour les loueurs Sharoo disposant d’un garage souterrain, ceux-ci sont obligés de se rendre au rendez-vous, au dépôt et à la restitution du véhicule. Autre gros point noir sur le tableau: l’essence. Le réservoir devant toujours être plein, le propriétaire est contraint de se rendre à la station-service avant chaque location. Si la nôtre semble toutefois pleine d’espoir pour l’avenir de l’application côté alémanique, elle reste encore dubitative sur son fonctionnement actuel en Suisse romande.

Bref, pour l’heure, Sharoo s’avère plus utile pour dépanner que pour rouler longuement!


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