Le certificat bonus de PPEMG d’UBS, doté d’une échéance à trois ans, est constitué d’un panier de 15 actions. Ce panier, pondéré, comprend 4 actions américaines, 4 britanniques ainsi que deux titres allemands, français et suisses. S’y ajoute encore l’action espagnole Telefonica.

Les actions sélectionnées comprennent à la fois des valeurs cycliques et défensives. Le rendement moyen des dividendes du panier atteint 4,5%. Le niveau de «bonus» est à 100%, tandis que le seuil de «kick-out» se situe à 72%. Ce produit libellé en franc est aussi protégé contre les variations de change.

Le seuil de «kick-out» s’applique pour la valeur de l’ensemble du panier calculé à l’aide des cours de clôture de chaque action. Si l’on jette un coup d’œil à la valeur de chacune des actions séparément, il est possible de constater par exemple que l’action de Telefonica est passée le 24 mai dernier en dessous du niveau défini par la barrière. Toutefois, ce n’est pas la valeur d’un titre considéré séparément mais celle de l’ensemble du panier qui compte.

Il vaut la peine de comparer

En comparaison, le certificat de type tracker TCNAB, lancé deux mois plus tard par l’ancienne banque Clariden Leu, comprend 11 titres occidentaux répartis avec la même allocation par pays que le produit PPEMG d’UBS.

Depuis le 16 février 2012, la date de libération de TCNAB, ce certificat tracker a réalisé une meilleure performance que PPEMG. Outre la différence dans la sélection des titres – seuls LVMH et Nestlé figurent dans les deux paniers – l’aptitude au risque des investisseurs déterminera aussi le choix de l’un ou l’autre de ces produits. Autre différence: avec TCNAB, l’investisseur reçoit une partie des dividendes sous la forme d’un discount lors de l’émission du produit, soit 5%. Dans le cas de PPEMG, le dividende est utilisé pour financer l’achat des options de type «down-and-out-put». En revanche, les deux produits sont protégés contre les variations de change. Enfin, l’aspect fiscal diffère pour ces deux produits: les investisseurs privés domiciliés en Suisse sont imposés, lors de l’émission, avec une décote de 5% pour le certificat tracker. Avec le certificat bonus, il faut tenir compte du fait que la différence entre le plancher de l’obligation (bond floor) lors de l’émission, ou du prix d’achat par rapport à celui de vente à l’échéance, se voit imposer en tant que revenu. Lors de l’émission, le plancher de l’obligation se situait à 99,61%.

Un risque réduit

Depuis début janvier, les marchés asiatiques sont encore légèrement en hausse. Après le début d’année en forte hausse, une consolidation s’est produite, suivie récemment d’une reprise. Les actions inclues dans le panier PPEMG en profitent aussi. Un titre inclut dans ce certificat a récemment fait l’objet d’une attention accrue: Adidas, qui a équipé 6 des 16 équipes qui ont participé au tour final de l’Euro en Pologne et en Ukraine. Au final, le produit PPEMG convainc en raison de la composition des titres qui le composent, tout comme en raison de protection en capital conditionnelle de 72% qu’il offre. Dans la période actuelle, cela ne dérange pas de pouvoir tirer parti d’un potentiel de hausse avec un risque réduit.