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L’industrie automobile américaine sous l’ouragan «Harvey» (en haut) et sous l’ouragan «Katrina» (en bas).
© DAVID J. PHILLIP

Planète finance

L’ouragan «Harvey» a peut-être sauvé l’industrie automobile

Le cataclysme a probablement détruit un demi-million de véhicules et provoqué une hausse des actions des sous-traitants

Le bilan de l’ouragan Harvey continue de s’alourdir. Son passage au Texas et en Louisiane aurait fait une quarantaine de morts, provoqué jusqu’à 100 milliards de dollars de dégâts et touché quelque 100 000 foyers américains. Mais ce cataclysme a peut-être aussi sauvé le secteur automobile américain.

Lire aussi: La décrue révèle l’ampleur des dégâts causés par «Harvey»

Comment? En détruisant un bon demi-million de véhicules, comme l’avait fait l’ouragan Katrina en 2005. Sur ce demi-million, quelque 366 000 voitures étaient des véhicules neufs patientant sur le parking des concessionnaires, estime un analyste de Royal Bank of Canada. C’est autant de stocks éliminés et, justement, le secteur affichait en juillet des stocks supérieurs à sa moyenne historique. Problème résolu.

L’analyste prévoit également un pic de la demande dans les mois qui viennent, afin de remplacer les véhicules détruits. Ce qui devrait profiter aux sous-traitants et pousser les prix de l’occasion à la hausse.

Le précédent «Katrina»

D’autres investisseurs ont joué déjà l’événement Harvey d’une autre façon. Dès l’annonce de son arrivée, les actions des fabricants de caravanes et autres mobile homes ont subitement grimpé aux Etats-Unis. Peut-être en raison de l’anticipation que les Texans et les Louisianais, après avoir perdu maison et véhicule, achèteraient le seul objet qui combine les deux.

Ou alors parce qu’en 2005, juste avant et après l’ouragan Katrina, l’Agence fédérale des situations d’urgence, la FEMA, avait acquis pour 2,7 milliards de dollars de caravanes et de mobile homes, afin de loger les dizaines de milliers de sauveteurs arrivés des quatre coins du pays et les rescapés de la tempête. L’opération avait d’ailleurs fait un perdant: le contribuable américain.

Deux ans après, la FEMA n’avait réussi à revendre que 41 000 de ses 145 000 caravanes et mobile homes, récupérant seulement environ 40% de son investissement, rappelait à l’époque le Washington Post. Plus de 8000 de ces maisons roulantes n’avaient jamais été utilisées.

Lire aussi: Après Harvey, la crainte de pénuries fait bondir l’essence aux Etats-Unis

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