Lourdes amendes attendues dans les changes

Manipulations Une étude chiffre à 41 milliards de dollars le montant de l’amende globale

Les grandes banques vont une nouvelle fois passer à la caisse. Dans le cadre de l’enquête sur des manipulations supposées des cours de change, les banques concernées risquent une amende globale de 41 milliards de dollars, selon une étude de Citigroup dont Bloomberg se fait l’écho mardi.

Deutsche Bank AG est considérée comme probablement la «plus touchée», avec une amende de jusqu’à 5,1 milliards d’euros (6,5 milliards de dollars) calculée par les analystes de Citigroup selon la valeur de ses actifs. En utilisant des calculs similaires, Barclays Plc pourrait payer 3 milliards de livres (4,8 milliards) de dollars et UBS 4,3 milliards de francs suisses (4,6 milliards de dollars). Selon Bloomberg, les porte-parole de Deutsche Bank, Barclays et UBS ont refusé de commenter les estimations de Citigroup.

Les régulateurs soupçonnent les traders de s’être entendus via des forums de discussion sur Internet et des messageries instantanées pour manipuler les cours de change en leur faveur. Les autres banques également citées dans cette affaire sont Citigroup, JPMorgan Chase, Royal Bank Of Scotland (RBS) et HSBC.

Bruxelles sanctionne

Fin septembre, UBS a dit avoir entamé des discussions avec certaines autorités, dans le cadre des enquêtes sur les manipulations des taux de change, a-t-elle indiqué sans toutefois préciser quelles étaient les autorités concernées.

De son côté, la Commission européenne a infligé une amende de 32,3 millions d’euros (38,98 millions de francs) à UBS, Credit Suisse et JP Morgan pour entente illicite sur le marché des produits dérivés libellés en francs suisses. Le numéro un bancaire doit s’acquitter de 12,6 millions d’euros et Credit Suisse de 9,1 millions. Dans une décision séparée, Bruxelles a prononcé une autre amende, de 61,6 millions d’euros cette fois-ci, à JP Morgan pour avoir participé à une entente sur le taux Libor.