Le président chinois Xi Jinping a assuré, jeudi, lors de l'ouverture du sommet du Forum économique Asie-Pacifique (Apec) que la Chine se fera la championne de «l'ouverture» économique mondiale, lançant un avertissement contre le protectionnisme.

«L'ouverture est ce qui permet à un pays d'aller de l'avant, alors que l'isolement le freine», a déclaré Xi Jinping lors d'un discours retransmis en vidéo depuis Pékin. Il a ajouté qu'aucune nation «ne peut se développer en maintenant ses portes fermées».

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Encouragé par la signature ce week-end du plus grand accord commercial planétaire, promu par son pays, Xi Jinping a déclaré que l'Asie-Pacifique est «aux avant-postes de la croissance» d'un monde frappé par «de multiples défis», dont la pandémie de Covid-19.

Une semaine après la signature du plus vaste accord de libre-échange

Dans un discours diffusé en ligne pour l'ouverture du sommet du Forum économique Asie-Pacifique (Apec) organisé par la Malaisie, Xi Jinping a dénoncé toute idée de «découplage» économique avec les Etats-Unis, un terme employé par l'administration du président américain Donald Trump, laquelle a imposé à la Chine des droits de douane punitifs et des restrictions sur les technologies. Le «découplage» est supposé réduire drastiquement la dépendance à la Chine de l'économie américaine.

Le sommet de l'Apec se tient en ligne cette année pour cause de pandémie de coronavirus. Il réunit les 21 pays du pourtour du Pacifique (dont les deux premières économies mondiales que sont les Etats-Unis et la Chine). Ces nations représentent au total quelque 60% du PIB mondial.

Il n'était pas clair dans l'immédiat si Donald Trump, occupé à contester les résultats de l'élection présidentielle, prendra part au sommet ou si un haut responsable américain le représentera.

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Ce sommet de l'Apec intervient une semaine après la signature du plus vaste accord de libre-échange au monde entre la Chine et 14 autres pays d'Asie-Pacifique. Ce Partenariat régional économique global (RCEP), dans lequel ne figure ni les Etats-Unis ni l'Inde, est vu comme une victoire pour Pékin.