L’Union bancaire privée (UBP) a publié jeudi ses résultats pour l’année 2009. La banque genevoise a clos l’exercice sur un bénéfice net de 216 millions de francs, soit une chute de 50% par rapport à 2008. La masse sous gestion s’est elle contractée d’un quart à 100 milliards de francs.

Dans un entretien au Temps, son directeur général Guy de Picciotto explique comment l’UBP se trouve «en phase de reconstruction dans un modèle d’affaires différent». Ce dernier repose sur quatre piliers: la clientèle privée, la gestion d’actifs, la trésorerie et les opérations. La banque prévoit d’engager 70 personnes dans les deux ans pour développer son pôle de gestion institutionnelle. En 2009, ses effectifs totaux sont passés de 1370 à 1200 collaborateurs.

Madoff a coûté 200 millions

Les avoirs dans la gestion alternative ont diminué de 45% l’an dernier, à 19,45 milliards. L’escroc Madoff, qui se présentait comme un hedge fund et a fait perdre 805 millions aux clients de l’UBP, a conduit à inscrire une charge exceptionnelle de quelque 200 millions à la banque, a indiqué Guy de Picciotto. Il estime toutefois que la baisse de la masse sous gestion de son établissement tient surtout à la chute des marchés financiers et au krach de l’industrie des hedge funds dans son ensemble. Le directeur de la banque s’est cependant réjoui que son établissement ait pu attirer l’an passé 6,7 milliards de nouveaux fonds de clients privés.

L’UBP affiche un bilan de 20 milliards, et un ratio de fonds propres de base de 26,4%, soit plus de trois fois le minimum légal.