Depuis le 5 novembre, les Genevois auront noté la présence d'un tram entièrement recouvert par l'Union Bancaire Privée. Il ne s'agit pas de promouvoir l'image de la banque, contrairement au sponsoring du navigateur Dominique Wavre en 1999 ou de la Fête de l'Escalade depuis deux ans, mais d'assurer la notoriété d'un nouveau produit d'assurance vie, UBP Life, basé sur un hedge fund de l'établissement. Les manifestations de surprise, à l'interne et dans le public, n'ont pas manqué. Car comme d'autres banques de gestion privée, l'UBP cible la clientèle aisée. Pourquoi alors utiliser un support comme le tram destiné plutôt à une classe sociale à qui les banques de gestion privée tendent à vanter les mérites de la porte de sortie? Le rapport qualité-prix, répond Didier Aulas, responsable de cette campagne. L'UBP n'aura en effet déboursé que 120 000 francs pour trois mois d'«emballage». «Tout le monde fait de la publicité select dans les journaux. Cette publicité a un côté provocateur, sympathique, massive qui la rend très visible. En plus, comme les précédentes campagnes, elle ancre la banque localement.» L'opération présente toutefois le risque de séduire une clientèle qu'elle ne cible pas.