Catastrophe

Lubrizol défendu par son patron au Sénat français

Depuis l’incendie de son usine à Rouen le 26 septembre, dont la dépollution à hauts risques vient juste de commencer, le patron du groupe Lubrizol n’a pas fui ses responsabilités. Au contraire. Il sera auditionné mardi par le parlement français

L’exemple est assez rare pour être signalé. Lorsque les députés puis les sénateurs français  interrogeront ce mardi le président-directeur général mondial de Lubrizol, l’Américain Eric Schnur, il leur sera difficile de pointer du doigt des défaillances majeures de l’entreprise avant et après l’incendie du 26 septembre. Les mises en causes publiques de Lubrizol pour non respect des réglementations n'ont pour l'heure pas été confirmées. Et même si la dépollution entamée ce jour du site incendié - où demeurent 1300 futs de produits chimiques - s'annonce à hauts risques, la coopération entre la firme et les autorités apparait pour l'heure satisfaisante. «Jusque-là, et sur la base des informations en notre possession, Lubrizol ne correspond absolument pas à l’image de l’entreprise délinquante que certains activistes véhiculent depuis la catastrophe», juge, à Rouen, le rédacteur en chef du quotidien régional Paris Normandie, Thierry Rabiller.

A preuve: le comportement dont a justement fait preuve le patron de ce groupe chimique américain (60 usines dans le monde, 8000 employés) basé près de Cleveland (Ohio), filiale de la holding Berkshire Hathaway du célèbre milliardaire Warren Buffett. «Il s’est rendu sur place dix jours plus tard et a immédiatement répondu à nos questions, poursuit le journaliste. Il a d’emblée présenté, dans nos colonnes, ses excuses à la population rouennaise.»