L’UBS ne demandera plus le soutien de l’Etat et payera les frais de la Confédération dans le dossier américain. Son directeur général Oswald Grübel l’a promis vendredi devant la commission des finances du Conseil national.

Pour la première fois, la commission a pu écrire noir sur blanc que la grande banque n’appellera pas de nouveau l’Etat à la rescousse, a indiqué son président Fabio Abate (PRL/TI) devant la presse. «Ce n’est plus un thème», a assuré Oswald Grübel, selon lui.

Le directeur général a en outre parlé «d’obligation morale» à propos du remboursement des frais payés par la Confédération dans la bataille juridique qui a opposé l’UBS aux autorités américaines. Mieux contrôler

Le patron de la banque a fait ces déclarations lors d’une orientation générale devant la commission. Il a affirmé que la situation de l’UBS s’était améliorée ces six derniers mois et que la confiance dans l’établissement a remonté.

L’UBS n’était pas assez protégée contre des collaborateurs inaptes et entend recourir à un management bien préparé et qualifié. Les risques doivent être mieux contrôlés. Réduire la dette

Le directeur de l’Administration fédérale des finances Peter Siegenthaler a quant à lui précisé que les milliards que la Confédération empochera en se dégageant de l’UBS serviront à réduire la dette fédérale.