La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, l’a dit elle-même: un embargo même progressif sur le pétrole russe constitue une décision «difficile» et pourrait coûter cher à l’Union européenne. C’est pourtant la mesure phare du sixième paquet de sanctions que l’Allemande a mis, mercredi matin, sur la table des Etats membres, qui auront à l’approuver dans les jours à venir. S’exprimant devant les eurodéputés réunis à Strasbourg, la présidente a annoncé une interdiction totale des importations de pétrole brut en six mois et une sortie totale également, d’ici à la fin 2022, des produits pétroliers russes raffinés. Cette mesure vient s’ajouter à la décision déjà actée par les Européens au mois de mars de sortir, dès cet été, du charbon russe.