Lufthansa ne discute pas avec Swiss d'une éventuelle augmentation de capital. C'est ce qu'a indiqué hier un porte-parole de la compagnie aérienne allemande. Dans son édition de dimanche dernier, la SonntagsZeitung soutenait le contraire, sans donner ses sources. Dans l'éventualité où le Conseil fédéral déciderait de vendre sa participation de 32,6% dans Swiss, ajoutait l'hebdomadaire, la compagnie allemande pourrait même arriver à une participation majoritaire.

Lancée il y a juste deux ans, Swiss connaît toujours de graves difficultés financières. Elle a encore essuyé une perte au 1er trimestre 2004, de 78 millions de francs suisses (50 millions d'euros). Depuis fin avril, Swiss est dirigée par un Allemand, Christoph Franz, un ancien de Lufthansa et de la Deutsche Bahn, les chemins de fer allemands. Le 25 mai, Lufthansa avait annoncé une augmentation de capital de 750 millions d'euros minimum, pour financer l'acquisition d'A380 commandés. La banque américaine Goldman Sachs s'était déclarée surprise par cet appel aux marchés et avait révisé à la baisse son objectif de cours pour le titre.

Exclue de OneWorld

Dans son article de dimanche, la SonntagsZeitung soutient également que Swiss se trouve exclue des rencontres au sein de l'alliance OneWorld emmenée par British Airways. En particulier, la compagnie helvétique ne serait pas invitée à une réunion prévue ce vendredi. Une de ses porte-parole a confirmé qu'aucun représentant de Swiss ne sera présent, précisant que la participation aux précédentes rencontres s'était faite à titre d'observateur. Les discussions pour rejoindre l'alliance OneWorld ont été bloquées début mai suite à la réticence de Swiss à abandonner sa base de données clients.