«La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et la Confédération mondiale du travail (CMT) ont les mêmes préoccupations et les mêmes objectifs, explique Ewald Ackermann, porte-parole de l'Union syndicale suisse (USS). Le projet de fusion s'impose au nom de la sagesse et de la rationalisation des ressources.» Une délégation de quatre membres de l'USS est d'ailleurs présente à Vienne et votera en faveur du projet ce mercredi.

Ewald Ackermann va plus loin. «La fusion est réalisée sous l'impulsion des centrales syndicales nationales comme l'USS qui financent l'essentiel du budget de deux fédérations internationales.» L'USS entend continuer à assumer sa responsabilité internationale dans le cadre de la nouvelle organisation. Il s'agit notamment d'un projet de formation destiné aux syndicalistes des pays balkaniques, en cours depuis plusieurs années. «Après la chute du mur de Berlin, il y avait un besoin d'accompagner les syndicats, d'inspiration communiste dans l'ensemble, dans le changement et dans l'adaptation aux règles de l'économie de marché», poursuit Ewald Ackermann.

L'USS entend également participer aux campagnes qui seront lancées par la nouvelle fédération internationale. Dans le passé, elle a joué un rôle actif pour dénoncer la présence de l'entreprise suisse Calida en Birmanie.