Joaillerie

LVMH marche sur les plates-bandes de Richemont

Avec le rachat de Tiffany annoncé lundi pour plus de 16 milliards de dollars, le numéro un mondial du luxe complète son portefeuille. Il vient donc concurrencer le genevois Richemont dans le secteur de la joaillerie haut de gamme

LVMH et Tiffany sont parvenues à un accord annoncé lundi matin dans un communiqué. L’opération de rachat de l’ensemble du capital du joaillier américain s’élève à 16,2 milliards de dollars (16,16 milliards de francs), soit 135 dollars par action, et doit être clôturée d’ici à la mi-2020. Avec ce rachat, le groupe français vient se positionner à la hauteur de Richemont dans le secteur de la joaillerie haut de gamme, un des seuls où il n’occupait pas encore la première place en termes de parts de marché.

Il s’agit de la plus grosse somme déboursée par le groupe de Bernard Arnault pour une acquisition. Une première offre mise sur la table en octobre pour un montant de 120 dollars par action avait été jugée insuffisante. LVMH n’a donc pas hésité à renchérir pour ajouter Tiffany à son portefeuille qui contient déjà les marques de joailleries Bulgari (rachetée en 2011) et Chaumet (rachetée en 1999).