France

Macron lance un «grand débat» fiscal

Dans sa lettre aux Français, Emmanuel Macron pose la question d’une fiscalité «plus juste et plus efficace», sans remettre sur le tapis l’impôt sur la fortune. Un pari très difficile

«Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité?» Telles sont les deux questions posées par Emmanuel Macron dans sa longue lettre à ses concitoyens sur le niveau des prélèvements obligatoires en France.

Place donc au casse-tête fiscal. Côté pile, un impôt recueille la quasi-unanimité des «gilets jaunes»: l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), instauré en 1989 lors du second septennat de François Mitterrand, et remplacé depuis le 1er janvier 2018 par un impôt sur la seule fortune immobilière, pour tous les contribuables disposant d’au moins 1,3 million d’euros de patrimoine physique. 77% des personnes interrogées se disaient encore, début janvier, favorables à son rétablissement dans une enquête de l’institut IFOP, y compris au sein du parti présidentiel La République en marche (61%).