Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Justin Trudeau a accueilli Emmanuel Macron au parlement, à Ottawa. /AFP /Ian LANGSDON
© IAN LANGSDON

Diplomatie

Macron et Trudeau envisagent des scénarios alternatifs pour la survie du G7

Les dirigeants français et canadien ont signé une déclaration commune à 48 heures d’un sommet qui s’annonce compliqué à cause des divergences avec les Etats-Unis

Les dirigeants français et canadien, Emmanuel Macron et Justin Trudeau, ont convenu mercredi qu’ils n’étaient «pas prêts à tout accepter pour avoir un communiqué commun» avec les Etats-Unis au sommet du G7. Ils ont souligné leur volonté «d’appuyer un multilatéralisme fort, responsable, transparent pour faire face aux défis mondiaux», dans une déclaration conjointe obtenue par l’AFP.

«La question se résume à dire: jusqu’où accepte-t-on des aménagements éventuels pour avoir un communiqué commun? Par exemple, nous ne serons pas prêts à accepter un communiqué collectif qui ne mentionnerait pas l’Accord de Paris», a expliqué la présidence française après l’entretien bilatéral ente les deux hommes à Ottawa, à deux jours du sommet qui se tient au Québec.

Lire aussi: Le Canada délaisse la lutte contre le réchauffement

Puisque les Etats-Unis se sont retirés de l’Accord de Paris, une telle exigence rend un communiqué commun des pays du G7 de plus en plus improbable.

Autre interdit, sur l’Iran «nous n’accepterons jamais une déclaration» condamnant l’accord nucléaire ou disant «qu’il est caduc ou que l’Iran ne respecte pas ses obligations», selon la même source. Donald Trump a récemment annoncé le retrait de son pays de cet accord.

Différents scénarios envisagés

Les six autres pays du G7 présentent un front commun face à la position américaine, assure Paris: «Il n’y a pas de fissure entre les six […], il y a une vraie cohésion», y compris avec le Japon.

Paris et Ottawa savent qu’il sera difficile d’infléchir la position du président américain, que ce soit sur l’accord nucléaire iranien ou sur les taxes douanières que Washington a imposées à ses partenaires. «On n’est pas là pour convaincre Donald Trump de revenir sur ses positions puisqu’on sait qu’il va au bout de ce qu’il a annoncé dans sa campagne», souligne l’Elysée.

Lire aussi: Absents du G7, Pékin et Moscou soutiennent Bruxelles

Emmanuel Macron et Justin Trudeau ont évoqué différents scénarios, notamment que le G7 ne débouche que sur une déclaration de la présidence canadienne, ce qui serait «une version a minima». Autre hypothèse, une déclaration à six sur les sujets problématiques et un communiqué commun à sept sur les autres sujets.

Paris souhaite en outre que le communiqué final mentionne le principe du respect de règles communes, un agenda pour la transformation de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), «l’objectif d’un commerce ouvert, libre, équitable entre les Etats du G7 et au-delà et qu’il indique que la remise en cause de ce système commercial représente un risque, une menace».

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)