Comparaison est parfois raison. C’est en tout cas la position adoptée par les représentants du Magic Pass. Mardi, au sortir d’un hiver qui, ces derniers jours, fait de la résistance, la coopérative regroupant désormais 40 stations de ski a tiré le bilan de la saison.

Avec ces deux chiffres en parallèle, donc: -7%. C'est la baisse de revenus, covid et restrictions obligent, enregistrée par les destinations incluses dans le groupement créé en 2017. Et -24%, c'est le recul dont souffre l’ensemble des sociétés de remontées mécaniques suisses, par rapport à l’hiver dernier. Preuve, selon Sébastien Travelletti, vice-président de la coopérative, «de la résilience du modèle».

Les petites ont brillé

«Si ce modèle économique n’était pas viable, nous ne lancerions pas la cinquième saison», a ajouté le président, Pierre Besson, lors d’une vidéoconférence. Alors que l’an dernier, le fonds de solidarité avait dû être activé pour aider les petites stations, cet hiver, «ce sont elles qui ont réalisé les meilleurs scores, car elles n’ont pas souffert de l’absence de skieurs étrangers».

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L’épisode 5 du ski suisse low cost est donc lancé depuis ce mardi. Les tarifs sont inchangés – 399 francs pour les adultes, 269 francs pour les enfants. Mais le Magic Pass annonce de nouvelles prestations, à savoir un accès désormais sans supplément à Glacier 3000 aux Diablerets. Ainsi que l’entrée dans le regroupement de quatre nouvelles stations alémaniques. Une dans le Haut-Valais, à Jeizinen, et trois dans l’Oberland bernois, dans la vallée de Diemtigtal. «Nous ouvrons ainsi notre horizon vers une nouvelle population, à Berne et dans le Mittelland», a conclu le nouveau directeur du Magic Pass, Christophe Kienberger.