Rémunération

La maladroite générosité de la BCGE

ANALYSE. Le directeur général de la Banque cantonale de Genève a reçu une augmentation de 10% l’an dernier. Pendant que la banque expliquait qu’elle ne pouvait pas rembourser les quelque 3 milliards qui l’ont sauvée de la faillite en 2000

La Banque cantonale de Genève (BCGE) a affiché de solides résultats ces dernières années, mais le timing du relèvement du salaire du directeur général, l’an dernier, laisse songeur. Cette augmentation de quelque 160 000 francs de sa rémunération annuelle, qui frôle maintenant 1,8 million de francs, a coïncidé avec une initiative populaire voulant que l’établissement semi-étatique rembourse 3,2 milliards de francs que l’Etat lui avait avancés en 2000 pour lui éviter la faillite. La banque a toujours affirmé qu’elle ne pouvait pas rembourser une telle somme et qu’elle risquerait la faillite si l’initiative était adoptée. Dans ce contexte, relever massivement le salaire du patron risque surtout d’alimenter le populisme qui a porté cette initiative.

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