Lorsque les recruteurs sont arrivés dans le village de Daarul*, dans un coin reculé du Népal, à la recherche de jeunes hommes prêts à s’expatrier en Malaisie, le paysan de 32 ans n’a pas hésité une seconde. «On m’a dit que je travaillerais dans un supermarché et que je toucherais un bon salaire», se remémore-t-il. Il leur verse 120 000 roupies népalaises (900 francs) pour couvrir ses frais de recrutement.

Mais une fois arrivé à Kuala Lumpur, il découvre une autre réalité. «J’ai appris que je travaillerais dans une usine de gants en latex, relate-t-il. La paye était moins bonne que promise et les conditions de travail plus dures.»