Quelques heures après le verdict, bien malin celui qui peut dire avec assurance qui a gagné dans le cadre du procès fleuve opposant Apple à Epic Games. Vendredi, une juge américaine a rendu une décision que beaucoup ont interprétée comme une victoire pour l’éditeur de jeux vidéo, qui accusait la multinationale d’abus de position dominante en exigeant notamment des commissions exorbitantes des développeurs d’applications. En résumé, la juge a affirmé vendredi qu’Apple ne pouvait plus imposer aux éditeurs d’utiliser son système de paiement au sein de leurs applications, et donc de payer une commission. Mais il ne s’agit pas d’un monopole illégal, a tempéré la juge.

A première vue, Epic Games a remporté une victoire importante. Apple, qui gagne 19 milliards de dollars par an via les commissions prélevées sur son App Store, devra abandonner une règle jugée très dure par de nombreux développeurs: l’obligation de faire des achats de services au sein de son App Store. Les éditeurs de jeux vidéo, qui vivent des microtransactions au sein des apps, pourront donc inciter les consommateurs à effectuer des achats via leur propre site web, par exemple. Et ainsi échapper aux commissions de 15 à 30% imposées par la multinationale californienne.