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Le magazine Météore paraîtra tous les lundis 13, du nom de l’agence photo du même nom.
© Le Temps

Publications

Malgré la crise de la presse, de nouveaux médias naissent en Suisse romande

La crise structurelle des médias n’empêche pas certaines initiatives de prendre forme. La preuve avec plusieurs exemples romands

Dans le contexte actuel, l’arrivée en Suisse de CNN n’est pas passée inaperçue. La chaîne américaine va créer d’ici la fin de l’année un média anglophone dans le pays, avec des studios à Zurich et à Genève. On ne connaît pas encore les détails financiers de ce projet. Mais l’on sait déjà qu’il bénéficiera de la force de frappe de son propriétaire, le géant des télécoms américain AT&T.

Mais à côté de ce mastodonte, de petites initiatives prennent forme en Suisse romande. C’est par exemple le cas de bonpourlatête.ch, un site de blogs qu’entend lancer le fondateur de L’Hebdo Jacques Pilet. Ou alors de la toute jeune agence de vidéos Kapaw – avec laquelle collabore Le Temps. Créé l’an dernier, ce média, diffusé sur les réseaux sociaux, traite des sujets de société dans le style de l’émission «Nouvo». Sa première levée de fonds, en février, a fait entrer le groupe Edipresse dans son capital.

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Cet argent frais permettra à Kapaw de créer ses propres contenus, avec ses propres journalistes, comme prévoit le directeur de 25 ans, Geoffrey Moret. Parce que «Les Millenials sont très réticents vis-à-vis de la publicité classique», Kapaw ambitionne de faire sponsoriser ses contenus par des entreprises liées aux thématiques abordées dans ses vidéos.

La Ficelle, local et littéraire

Dans un tout autre univers, et sur un autre support, la Ficelle à Lausanne se profile dans les thématiques locales, traitées sur un mode plus littéraire. Ses contributeurs – un pool de journalistes, écrivains ou photographes confirmés – travaillent à titre bénévole. Les 10 000 francs nécessaires au lancement de cette publication trimestrielle ont été levés lors d’une opération de crowdfunding il y a un an. «Nous ne gagnons pour l’instant pas d’argent avec la Ficelle, explique sa cofondatrice Cynthia Garcia, également collaboratrice du Temps. Mais nous prévoyons de développer des partenariats et nous avons reçu des soutiens de la Ville de Lausanne. Il y a une demande.»

Lire aussi: Chaque lundi 13 passera un «Météore»

Autre projet papier: celui de Météore, un journal de photos grand format à parution aléatoire (tous les lundis 13 de l’année). Du côté des éditeurs, l’agence photo Lundi13 et LargeNetwork, on se dit «presque étonné» par le succès en kiosque du premier numéro, lancé dans la foulée de la disparition de L’Hebdo. «Météore n’est pas réalisé dans un but lucratif, on ne prétend pas sauver la presse avec ce projet», relativise Gabriel Sigrist, cofondateur de LargeNetwork. «Il y a un marché de niche pour des publications réalisées avec soin par des passionnés, souligne cet ancien du Temps, en citant des exemples comme la revue «XXI». Cette évolution nous intéresse, même si cela reste encore embryonnaire sur le plan économique, surtout à l’échelle romande.»

LargeNetwork a débuté comme une agence de presse mais s’est diversifiée dans le développement de plateformes en ligne ou la création de magazines pour des entreprises ou des institutions (custom publishing) comme l’EPFL ou le CHUV. «Il y a longtemps que l’on ne croit plus dans le modèle d’affaires abonnements/publicité de la presse. Son déclin donne toujours plus de pouvoir aux annonceurs. Au moins, avec le custom publishing, les règles ont l’avantage d’être claires. Nous faisons encore de l’investigation, mais la finançons grâce à nos autres activités.»

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