Immobilier

Malgré le désamour ambiant, il parie sur la pierre jurassienne

De plus en plus d’investisseurs immobiliers se méfient des zones périphériques. Alexandre Uldry ne jure, lui, que par les montagnes jurassiennes. Malgré leur dépeuplement

Concentré, calculette à la main, Alexandre Uldry dresse deux colonnes. A gauche, un investissement de 10 millions de francs dans un bien immobilier genevois, le remboursement du prêt hypothécaire et le rendement maximum qu’il espère pouvoir en tirer sur 2 millions de fonds propres. A droite, le même montant investi dans le Jura, tous calculs et prévisions faits, présente un retour sur investissement de 14%, contre 8% à Genève. Un peu moins de deux fois plus de retour sur fonds propre que la moyenne suisse.

Alors que les grands investisseurs immobiliers se concentrent sur l’Arc lémanique ou sur des régions périurbaines, Alexandre Uldry, à la tête de la holding TGAU, domiciliée à Vouvry (VS), ne jure, lui, que par les montagnes jurassiennes. Un discours et un pari à contre-courant que le jeune investisseur (28 ans) revendique avec des phrases un brin provocatrices. «Genève est une zone à risque», clame-t-il, rappelant que les loyers y ont progressé de 115 à 120% depuis 2000. Intenable pour les classes modestes; et peut-être aussi, à terme, pour l’ensemble du système.