Scandinavie

Malgré la surenchère d’Euronext, la bourse d’Oslo préfère être rachetée par le Nasdaq

L’opérateur boursier paneuropéen affirme avoir obtenu le soutien de 50,5% des actionnaires de la bourse norvégienne. Mais cette dernière a réitéré son intérêt pour le groupe américain

La Bourse d'Oslo maintient sa recommandation pour l'offre de l'opérateur américain Nasdaq, concurrente à celle, améliorée, du groupe Euronext, a annoncé lundi à l'AFP la directrice de la place norvégienne, Bente Landsnes.

«Notre recommandation et celle du conseil d'administration restent inchangées concernant le bon propriétaire stratégique», a déclaré Bente Landsnes, éconduisant ainsi Euronext qui a relevé le même jour son offre, de 625 à 695 millions d'euros, pour tenter d'emporter la mise contre les  673 millions proposés par le Nasdaq fin janvier.

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Résultat d'«une évaluation technique exhaustive»

Les instances dirigeantes de la Bourse d'Oslo s'étaient alors prononcées en faveur de l'offre du Nasdaq, déjà propriétaire des autres Bourses nordiques et baltes.

«Nous avons conduit une évaluation technique exhaustive à la fois d'Euronext et du Nasdaq. Je constate qu'Euronext n'est pas d'accord avec notre évaluation technique, nous en prenons acte», a précisé Bente Landsnes.

Les autorités norvégieinnes auront le dernier mot

Euronext, qui gère déjà les places de Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne et Dublin, se targue d'avoir reçu le soutien «irrévocable» de 50,5% des actionnaires de la Bourse d'Oslo. L'OPA amicale du Nasdaq bénéficie, elle, de l'appui de 35,1% des actionnaires, dont les deux plus gros, la banque DNB et le fonds de pension KLP, qui ont réitéré lundi leur engagement auprès de l'opérateur américain. La période d'acceptation de l'offre doit expirer le 11 mars 2019.

Face à ces deux offres concurrentes, le dernier mot pourrait revenir aux autorités norvégiennes dont l'aval est indispensable pour toute prise de participation supérieure à 10%.

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