Le management de transition est un métier qui s’apprend sur le tas

D’après une étude publiée fin 2014 par le groupement international de management intérimaire TMG, 60% des dirigeants itinérants en Suisse interviennent dans le secteur industriel, dans des contextes de crise aiguë (18%), dans la gestion de projets (34%) ou lors de remplacements (28%). Ces hommes (90% des profils) ont appris leur métier sur le tas, sans formation spécifique préalable.

«Mon carnet d’adresses est constitué à 50% de frontaliers et à 50% d’experts établis en Suisse», relève Olivier Taburet, associé chez Procadres International à Genève. Généralement âgés de plus de 45 ans, voire approchant de l’âge de la retraite, ils exercent leur activité par choix de vie ou dans une optique de repositionnement de carrière, donc dans l’espoir d’être titularisés à l’issue d’un mandat.

«Un manager de transition est plus courageux qu’un dirigeant interne, car il apporte un œil externe précieux tout en n’ayant aucune incitation à maintenir son statut au sein de l’entreprise, où il n’a en principe ni passé ni avenir», résume Olivier Taburet, qui se dit étonné par le nombre de postulants issus de l’EPFL ou de l’EPFZ, ne trouvant pas d’emploi fixe.

Autre surprise: l’attrait de la Suisse, même pour ceux qui n’ont pas de connaissances de ce marché.