Selon la Commission de la communication, la mise aux enchères serait la méthode la plus efficace pour attribuer des licences dans un marché où la concurrence est très vive. Par rapport à l'octroi sur dossier, elle offre il est vrai plus de transparence. Un avantage qui ne fait cependant pas le poids face aux inconvénients d'un tel procédé. Bénéficiant de la concurrence acharnée que se livreront les opérateurs, le consommateur ne devrait certes pas passer à la caisse. Il risque toutefois de devoir se contenter d'une technologie au rabais puisqu'une partie des dépenses effectuées pour acquérir les licences ne sera pas investie dans la recherche. Les meilleures candidatures pourraient de plus être écartées faute de moyens suffisants. Fragilisées, certaines sociétés seront probablement contraintes de restructurer, ce qui ne manquera pas non plus d'occasionner des coûts socio-économiques importants. L'attribution des licences par enchères est certainement très efficace pour remplir les caisses de l'Etat, mais en tout cas pas du point de vue économique. La Confédération en est bien consciente, mais ne veut pas renoncer à cette manne tombée du ciel. Elle n'a pas totalement tort, car d'autres pays européens ne s'en sont pas non plus privés. Seule une stratégie concertée aurait en effet véritablement fait sens. Les Européens ne l'ont même pas évoquée.