Marcel Ospel parle à nouveau. Absent des médias depuis l’Assemblée générale du 23 avril 2008 au terme de laquelle il avait remis sa démission, l’ancien patron affirme dans le Blick qu’il est prêt à être entendu par les Commission de gestion du National et des Etats. «Bien sûr que je me mets à disposition des commissions de gestion pour répondre aux questions qui sont encore ouvertes», dit-il dans le quotidien alémanique, après deux années de silence.

La pression sur Marcel Ospel n’a pas cessé d’augmenter depuis deux ans. Des politiciens de droite comme de gauche estimaient qu’il avait des comptes à rendre. «Je n’ai rien à cacher», leur répond aujourd’hui Marcel Ospel. Sur les raisons qui le poussent aujourd’hui à sortir du bois, l’ancien patron d’UBS se veut rassurant. «Il me semble important que le calme revienne et que l’on arrête de parler de ces thèmes. De cette manière, les autorités pourront se concentrer calmement sur leur devoir central de réglementation «, ajoute-t-il.

Jusqu’à présent, Marcel Ospel n’a reçu aucune invitation pour se rendre à Berne. Cela devrait rapidement changer. Président du groupe de travail des commissions de gestion, Hans Hess disait dans la dernière édition du Sonntagsblick qu’elles s’étaient beaucoup investies pour que l’adresse de Marcel Ospel soit découverte. Désormais, Marcel Ospel devrait être entendu avant fin mai, soit avant que les Commissions de gestion rendent leur rapport. Outre Marcel Ospel, Marcel Rohner et Peter Wuffli, ex-patrons d’UBS, se sont également dits prêts à être entendus.

Formées de douze parlementaires, les deux commissions de gestion sont chargées d’enquêter sur la débâcle d’UBS, ainsi que sur le rôle joué par le Conseil fédéral durant la crise.

Les bureaux des deux chambres doivent se réunir ce jour pour tenter de parvenir à un accord sur la possibilité de mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire UBS.