Avec un marché des actions qui a repris du poil de la bête au lendemain de la hausse (modeste et attendue) des taux par la Fed, le cap de la mi-année est propice à un bilan. Parmi les dix meilleures performances de l'indice S & P500, l'on trouve en vrac: des fabricants de semi-conducteurs, des opérateurs télécoms, des distributeurs spécialisés dans le domaine de l'électronique de loisir, et un spécialiste du courtage on-line.

Meilleure performance sur six mois pour LSI Logic (+186%) qui, comme National Semiconductor (+87%) et l'ensemble du secteur des semi-conducteurs, bénéficie de l'amorce d'un nouveau cycle de production depuis la fin de l'été passé, après avoir connu trois années de problèmes de surcapacités.

Le parcours de titres comme Sprint PCS (+147%), Nextel Communications (+112%) ou Tellabs (+97%) illustre les bouleversements dans le secteur des télécoms. En effet, le secteur connaît une phase de profonds changements liés tant à la déréglementation datant de 1996, à la vague récente de fusions et acquisitions, qu'à l'explosion du trafic de données (merci Internet!) et enfin à l'engouement des Américains pour les téléphones portables. L'offre d'AT & T «one digital rate», soit un tarif unique par minute sur l'ensemble du territoire, a été un véritable catalyseur.

Cet engouement pour la téléphonie mobile est également l'une des sources du succès de Tandy (+137%), propriétaire de la chaîne de magasins RadioShack. Grâce à un partenariat avec Sprint, Tandy touche non seulement un pourcentage sur la vente de chaque abonnement, mais aussi une fraction de la facture mensuelle. Le groupe tire également profit d'un nouveau cycle de produits liés à l'avènement de la technologie numérique, notamment grâce à un accord similaire avec RCA. Dans le même ordre d'idée, Best Buy (+120%) ne peut que se réjouir du succès du DVD auprès des consommateurs. Enfin, contrairement à AOL! Charles Schwab (+96%) n'a pas souffert de la correction des valeurs liées à Internet.

* Lombard Odier & Cie.